LIBREVILLE, 28 mai 2026 (AGP) – L’Europe de l’Ouest fait face depuis plusieurs jours à une vague de chaleur exceptionnelle, avec des températures largement supérieures aux normales saisonnières, rapporte l’Agence France-Presse.
À Londres, Paris ou Madrid, les thermomètres ont atteint 35 à 36 °C en plein mois de mai, un niveau rarement observé à cette période de l’année. Cet épisode, remarquable par sa précocité et son intensité, survient un mois après la publication du dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et du programme Copernicus, qui rappelle que l’Europe est aujourd’hui le continent qui se réchauffe le plus rapidement, à un rythme deux fois supérieur à la moyenne mondiale.
Selon la climatologue Françoise Vimeux, cette vague de chaleur est « à la fois un événement météorologique et un événement climatique classique ». Elle explique que « l’anticyclone positionné sur la France attire des masses d’air chaud en provenance du Maghreb, provoquant une hausse marquée des températures sur l’Europe de l’Ouest ». Toutefois, précise-t-elle, « ce mécanisme est désormais amplifié par le changement climatique ».
La spécialiste souligne que cet épisode ne permet pas de prédire l’été à venir, mais illustre qu’avec « un réchauffement qui atteint déjà plus de 2 °C sur la France hexagonale », des phénomènes autrefois exceptionnels deviennent de plus en plus probables.
Françoise Vimeux évoque également les mécanismes aggravants, tels que le dôme de chaleur, où des masses d’air chaud restent piégées et comprimées, « un peu comme dans une pompe à vélo ». Si des températures proches de 50 °C restent peu probables au printemps, elle estime que ce seuil pourrait être atteint dans les prochaines décennies : « Sur la trajectoire actuelle, le spectre des 50 degrés devient possible. »
Les conséquences d’une telle évolution seraient majeures, touchant l’agriculture, les conditions de travail en extérieur, la santé publique et les infrastructures.
JMNB/CBM/EN/AGP










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