Politique

Gabon/Communication : le PDG appelle à une régulation des réseaux sociaux

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Le porte parole du PDG, Frédérique Eyang Beyeme, s'exprimant au nom du parti.

LIBREVILLE, 19 février 2026 (AGP) – L’ancien parti au pouvoir, le Parti démocratique gabonais (PDG), a appelé, ce jeudi 19 février à Libreville, à une régulation des réseaux sociaux par la Haute Autorité de la Communication (HAC), tout en insistant sur leur usage responsable, selon une communication parvenue à l’Agence gabonaise de presse.

Au-delà du caractère légitime ou non de la suspension des réseaux sociaux, le PDG estime qu’une régulation continue, équilibrée et adaptée de l’écosystème numérique s’impose aujourd’hui comme une nécessité, souligne le document.

L’ancien parti au pouvoir souhaite que la HAC s’emploie à encadrer l’usage des réseaux sociaux en veillant à la fois au respect de l’État de droit et à la garantie des libertés publiques. Selon le PDG, la suspension générale des plateformes numériques révèle la faiblesse des dispositifs actuellement en vigueur pour mieux réguler un secteur jugé dynamique et foisonnant.

À ce titre, le PDG suggère notamment à la HAC, à l’instar des expériences menées en Australie et en France, d’envisager l’interdiction de l’usage des réseaux sociaux à certaines catégories de la population, notamment les enfants et les adolescents, considérés comme particulièrement vulnérables et influençables.

Par ailleurs, le parti invite l’ensemble des citoyens ainsi que les pouvoirs publics à œuvrer « pour que les réseaux sociaux soient désormais utilisés à bon escient ». Il précise que cet objectif ne peut être atteint que si les valeurs de dialogue, de tolérance et de paix qu’il promeut sont partagées et appliquées au sein de l’écosystème numérique.

Toutefois, au regard de l’engagement du Gabon dans le processus de digitalisation de l’administration, matérialisé par l’existence d’un ministère en charge de l’Économie numérique, le PDG appelle les pouvoirs publics à tenir compte de l’existence d’un secteur d’activités économiques et professionnelles reposant sur l’usage des outils numériques et des plateformes en ligne.

Une préoccupation que le gouvernement dit prendre en compte. Le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a récemment réaffirmé, dans une déclaration de soutien à la décision de suspension des réseaux sociaux par la HAC, l’engagement de l’équipe gouvernementale à conduire une réforme visant à réorganiser et à sécuriser l’écosystème national de la communication numérique, tant sur le plan juridique qu’opérationnel.

Il a, en outre, rassuré les populations quant à la mise en place de mesures d’atténuation rapides face à l’impact économique potentiel de cette suspension sur les échanges en ligne.

SN/TYM/FSS/AGP

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