NDJOLÉ, 25 octobre 2026 (AGP) – Le Bureau du Conseil municipal de Ndjolé, chef-lieu du département de l’Abanga-Bigné, dans le centre du pays, dirigé par Flavienne Prisca Eyang, a tenu, vendredi, une réunion de concertation avec les forces vives de la commune au sujet du différend qui oppose la municipalité à la station de la Marine marchande sur le contrôle et la gestion du débarcadère situé au cœur du marché communal, indique un communiqué officiel consulté par l’Agence gabonaise de presse.
Plusieurs habitants ont pris part à cette rencontre, à laquelle ont également participé d’anciens maires, des chefs de quartiers, des responsables d’associations, ainsi que d’autres acteurs de la vie communale, témoignant de l’importance de cette question pour les populations.
Après avoir salué la forte mobilisation des participants, la mairesse, Flavienne Prisca Eyang, a présenté la situation qui oppose actuellement la municipalité à la station de la Marine marchande. Selon le communiqué, elle a souligné que le débarcadère constitue une infrastructure stratégique pour la commune, tant sur le plan social qu’économique. Il facilite, en effet, les échanges entre les quartiers situés sur les deux rives de l’Ogooué et contribue à la vitalité des activités commerciales en raison de sa position au cœur du marché communal.
Revenant sur l’histoire de cette infrastructure, la mairesse a indiqué que le débarcadère était jusque-là géré par la municipalité, qui a régulièrement investi dans son aménagement et son entretien, sans qu’un différend de cette nature ne l’oppose à la Marine marchande.
« La situation actuelle serait née de l’installation, par les services de la Marine marchande, d’un point de contrôle accompagné de prélèvements de taxes auprès des riverains et des commerçants », a précisé Mme Eyang.
À la suite de cette évolution, une première commission avait été convoquée par le préfet du département de l’Abanga-Bigné, Serge Édouard Mbaba, afin d’examiner les positions des différentes parties. Au terme des travaux, la gestion des flux fluviaux et le prélèvement des taxes y afférentes ont été reconnus à la Marine marchande.
Toutefois, selon les explications du Bureau municipal, la station de la Marine marchande a, par la suite, entrepris d’installer des commerçants et de prélever des taxes sur la partie terrestre du débarcadère, suscitant de nouvelles préoccupations au sein de la municipalité.
Une deuxième réunion, présidée par le gouverneur de la province, Jean-Benoît Bekale, a alors été organisée. Mais aucune position définitive n’a pu être arrêtée à l’issue de cette rencontre.

Une vue des participants à la réunion.
Le Bureau municipal a également fait état d’une instruction visant à suspendre les travaux de construction du nouveau marché moderne de type R+4, prévu sur le site du débarcadère. Cette suspension constitue une préoccupation majeure pour la municipalité, dans la mesure où elle affecte la poursuite d’un projet structurant pour le développement économique de Ndjolé.
Le Bureau municipal a notamment relevé les risques que cette situation fait peser sur la confiance des partenaires ayant accepté d’accompagner financièrement la commune, dans un contexte marqué par l’indisponibilité du budget d’investissement communal voté en Conseil municipal. La municipalité entend ainsi préserver les intérêts de la commune, la crédibilité de ses engagements et les perspectives de modernisation des infrastructures marchandes au bénéfice des populations.
À la suite de cet exposé, la parole a été donnée aux participants. Les interventions ont notamment porté sur les objectifs poursuivis par la Marine marchande, les limites de ses prérogatives sur le site, ainsi que les conséquences économiques et sociales du différend pour les populations.
WAN/SMM/CBM/AGP














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