LIBREVILLE, 13 juillet 2026 (AGP) – Une cinquantaine de journalistes ouest-africains, reporters sans frontières (RSF), a signé récemment une tribune appelant le président béninois, Romuald Wadagni, à libérer Hugues Comlan Sossoukpé avec son confrère Ali Moumouni, selon Radio France Internationale.
Selon la source, il y a un an, le 10 juillet 2025, le journaliste béninois Hugues Comlan Sossoukpé était arrêté, en Côte d’Ivoire, et envoyé vers le Bénin où il se trouve toujours détenu, à ce jour. Le Fondateur du média en ligne, Olofofo, s’était fait connaître pour sa couverture critique des législatives béninoises de 2019. Reporters sans frontières, qui continue de dénoncer les conditions de son arrestation et de son transfert vers le Bénin, parle d’une détention arbitraire.
Jointe par RFI, Jeanne Lagarde, responsable plaidoyer Afrique subsaharienne à RSF, parle “d’un enlèvement pur et simple” et une “détention arbitraire en dehors de tout cadre légal”, “ça fait un an que le journaliste d’investigation Hugues Comlan Sossoukpé a été enlevé à Abidjan en Côte d’Ivoire et il est depuis détenu. Il attend toujours son procès. C’est pour cette raison-là qu’on a voulu mobiliser 50 journalistes ouest-africains pour appeler en tout cas sa libération. RSF parle notamment d’un enlèvement dans le cas de Hugues Comlan Sossoukpé. Il bénéficie en fait du statut de réfugié au Togo, il a été invité par les autorités ivoiriennes elles-mêmes à se rendre à Abidjan et c’est dans ce cadre-là qu’il a été arrêté de concert avec les autorités béninoises. Il a donc été transféré par avion privé au Bénin et, à notre connaissance, il n’y a pas eu de procédure d’extraction régulière qui pouvait lui permettre en fait d’exercer ses droits “.
Plus tôt dans l’année, RSF a saisi la Cour de justice de la Cédéao pour que cette juridiction reconnaisse les violations, pour obtenir la libération des deux journalistes, dont Hugues Comlan Sossoukpé et Ali Moumouni.
JMNB/FSS/EN/AGP









Commentaires