LIBREVILLE, 5 août 2026 (AGP) – Le séminaire de réflexion consacré au projet de loi de programmation de la justice gabonaise 2027-2032, organisé par le ministère de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, s’est achevé mardi 4 août à l’École nationale de la magistrature (ENM), avec l’examen et la finalisation du texte qui sera prochainement soumis au Parlement, rapporte un communiqué dudit ministère.
Les travaux ont réuni un large éventail d’acteurs, parmi lesquels les anciens membres du gouvernement Martin Mabala et Erlyne Antonela Ndembet-Damas, des magistrats, universitaires, auxiliaires de justice, parlementaires, spécialistes de la légistique ainsi que des représentants des ministères chargés du Budget et du Plan. Ensemble, ils ont procédé à une relecture approfondie du projet de loi, en y apportant les amendements jugés nécessaires afin de produire un texte consensuel. Placée sous le thème « Quelle justice gabonaise pour 2032 ? », cette rencontre constitue une étape majeure dans le processus de modernisation de la justice engagé sous la Ve République. Elle vise l’adoption, pour la première fois au Gabon, d’une loi de programmation quinquennale destinée à garantir la continuité des réformes judiciaires au-delà des changements institutionnels.
Sous la modération du magistrat émérite et spécialiste de la légistique, Modeste Obiang Ndong, avec l’appui du secrétaire général de la Chancellerie, Jacques Lebama, et de l’inspecteur général des services judiciaires, César Apollinaire Ondo Mvé, les participants ont examiné les seize articles répartis en huit grands titres composant l’architecture du projet de loi. Les échanges ont notamment porté sur les dispositions générales, la programmation des moyens, la transformation numérique de la justice, la lutte contre la corruption, la gouvernance judiciaire, la justice économique, la justice pénale, la justice sociale ainsi que la programmation financière.
Les participants ont également formulé des propositions relatives au recrutement exceptionnel de magistrats, de greffiers et de personnels techniques, à une meilleure répartition des effectifs sur l’ensemble du territoire, à la construction et à la réhabilitation des infrastructures judiciaires, au déploiement d’un programme national de justice numérique, au renforcement des capacités administratives du Conseil supérieur de la magistrature, à l’instauration de contrats annuels de performance, à la mise en œuvre d’un plan national d’intégrité judiciaire ainsi qu’à la création progressive de chambres commerciales spécialisées au sein des juridictions.
À la clôture des travaux, le ministre de la Justice, Augustin Emane, a salué la qualité des contributions des participants et remercié les anciens membres du gouvernement, les magistrats, universitaires, avocats, auxiliaires de justice, experts et responsables de l’administration centrale, notamment Mme Yvette Ngwévilo Rekangalt, pour leur engagement en faveur de la réforme de la justice gabonaise.
FSS/JM/FE/EN/AGP










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