LIBREVILLE, 5 août 2026 (AGP)- Une vaste opération conjointe menée par l’Office central de lutte antidrogue (OCLAD), la Direction générale des recherches (DGR), la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a récemment conduit au démantèlement d’un réseau transfrontalier spécialisé dans le trafic de cannabis en provenance du Nigeria, a-t-on appris de source autorisée.
Au total, 1 tonne et 320 kilogrammes de cannabis, répartis dans 65 sacs et estimés à près de 800 millions FCFA, ont été saisis. Plusieurs suspects de différentes nationalités ont également été interpellés notamment nigériane, togolaise, béninoise et gabonaise.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la cargaison est arrivée à bord d’une pirogue en provenance du Nigeria. L’embarcation transportait aussi six migrants en situation irrégulière dont un homme et cinq femmes de nationalités nigériane, togolaise et béninoise. Les enquêteurs soupçonnent l’existence d’un vaste réseau criminel transfrontalier, dont les principaux commanditaires seraient établis au Nigeria.
Face aux enquêteurs, un ressortissant nigérian, présenté comme l’un des convoyeurs de la drogue, a reconnu avoir accepté cette mission pour des raisons financières. Il affirme s’être vu promettre une rémunération de 600
000 FCFA pour «un tour», tout en admettant qu’il connaissait le caractère illicite de la cargaison. «C’est l’argent qui m’a poussé à en arriver là. Ce qui m’importait, c’était l’argent», a-t-il déclaré.
Un sujet de nationalité béninoise, identifié comme le cerveau présumé, au relais du réseau à Libreville, a déclaré avoir rejoint l’organisation après avoir fait la connaissance d’un individu qu’il transportait. Actif dans ce trafic depuis environ six mois, il soutient avoir agi sous la contrainte. Il affirme avoir mis son véhicule à la disposition du réseau après avoir reçu des menaces.«J’ai été menacé, c’est la raison pour laquelle je suis avec eux», a-t-il affirmé.
Parmi les personnes interpellées figure également un ressortissant gabonais, soupçonné d’assurer la revente locale du cannabis. Il reconnaît exercer cette activité depuis deux ans et justifie son implication par des difficultés financières liées à des dépenses de santé.« Cela fait aujourd’hui deux ans que je vends du cannabis. Je me suis lancé dans cette activité parce que je faisais beaucoup d’allers-retours à l’hôpital, et l’argent des ventes me servait à acheter mes médicaments », a-t-il confié.
Les personnes interpellées ont été présentées devant le parquet puis écrouées à la prison centrale de Libreville le 3 août dernier.
JPMM/JM/FE/EN/AGP










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