LIBREVILLE, 13 mars 2026 (AGP) – Trente jeunes femmes issues de six pays du Bassin du Congo ont été formées pendant cinq jours en entrepreneuriat agricole, dans le cadre de l’atelier régional consacré à l’autonomisation économique des jeunes femmes dans les filières agricoles durables, organisé sous le thème « Femmes et champs d’avenir dans le Bassin du Congo » et co-organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et la Fondation Ma Bannière, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Venues du Cameroun, du Congo, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo (RDC), de la Guinée équatoriale et du Gabon, les participantes ont salué une formation qui leur a permis de renforcer leurs compétences techniques, de structurer leurs projets et de consolider un réseau régional de jeunes agripreneures. Elles ont également exprimé leur gratitude envers l’OIF et la Première dame, Zita Oligui Nguema, pour cette opportunité de montée en compétences.
Pour la représentante du Cameroun, Grâce Jessie Kanmegne, cette formation a levé plusieurs appréhensions. « Je suis arrivée avec beaucoup de préjugés sur le business plan, que je pensais difficile à concevoir. Je repars satisfaite, car j’ai compris les étapes d’élaboration et je peux désormais retravailler mon plan d’affaires pour le rendre plus solide », a-t-elle expliqué, soulignant l’importance du soutien entre agripreneures.
Du côté du Congo, Christa Makaya a insisté sur l’apport concret de la formation. « Grâce au module sur le business plan, j’ai appris à mieux faire mes calculs pour gérer les finances de l’entreprise. De retour au pays, je vais transmettre ces connaissances à mon équipe pour que nous soyons au même niveau », a-t-elle indiqué.
Aminatou Djemila Laghoe, étudiante en agronomie et représentante de la République centrafricaine, a affirmé que l’atelier lui a permis de clarifier ses projets. « J’étais éparpillée parmi plusieurs idées. Ici, j’ai pu structurer un projet que je vais mettre en œuvre. J’ai aussi changé de regard sur l’agriculture. Je pensais que c’était un métier d’hommes et de vieillards. Aujourd’hui, en tant que jeune femme et ambassadrice de l’agriculture durable, je suis déterminée à relever ce défi pour mon pays et pour le Bassin du Congo », a-t-elle déclaré.
Pour Elie Mbeki, de la RDC, l’expérience humaine a été tout aussi enrichissante. « Au-delà de l’apprentissage technique, rencontrer six nationalités différentes et des femmes passionnées permet de voir les choses autrement, de se sentir moins seule et de se challenger », a-t-elle confié.
La représentante de la Guinée équatoriale, Anastasia Amor Nengom, a indiqué avoir renforcé ses compétences en planification. « Je sais désormais planifier, et je dois maintenant aller le pratiquer », a-t-elle affirmé.
Pour Marie-Joëlle Avome, du Gabon, cette formation marque une reconversion professionnelle. Formée en environnement et développement durable, elle estime que « l’agriculture n’est plus un métier réservé aux personnes qui n’ont pas réussi ». Elle souhaite, pour elle et ses collègues, « être de bonnes élèves dans la mise en pratique de tout ce que nous avons reçu ».
CM/CBM/FSS/EN/AGP










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