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Gabon/Projet Tourbières : des superficies tourbeuses identifiées à Iguéla et Cachimba

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LIBREVILLE, 13 mars 2026 (AGP) – Les premières analyses du Projet Tourbières mené par le Laboratoire de Géomatique de Recherche Appliquée et Conseils (LAGRAC) de l’Université Omar Bongo (UOB) et présenté ce vendredi à Libreville confirment l’existence de vastes superficies tourbeuses dans les bassins d’Iguéla et de Cachimba, a constaté l’Agence gabonaise de presse.

Selon les résultats préliminaires, le bassin hydrographique d’Iguéla, qui couvre 3 733 km², compterait environ 1 469 km² de zones tourbeuses, soit 39 % de sa superficie. Dans la zone Cachimba-Mbissi, les chercheurs estiment les superficies tourbeuses à 349 km², concentrées autour du lac Cachimba et de la rivière Mbissi, affluent du fleuve Nyanga. « Les premiers résultats confirment la présence de tourbe », a indiqué la cheffe de projet, Dr Marjolaine Okanga-Guay.

Ces données s’inscrivent dans la première phase (2025) du projet, qui vise à améliorer la connaissance scientifique des tourbières gabonaises, encore peu documentées. Le directeur général adjoint de la Direction générale des Écosystèmes aquatiques (DGEA), Jean-Fortuné Ntouna Kambangoye, a rappelé que ces travaux soutiennent la vision climatique nationale, orientée vers « une transition bas carbone et résiliente d’ici 2050 », conformément au Plan national de croissance et de développement (PNCD).

Dr. Marjolaine Okanga-Guay, responsable du projet.

Les analyses des sols montrent des teneurs en carbone de 61,81 kg/m³ à Cachimba, 51,03 kg/m³ à Mbissi et 38,38 kg/m³ à Iguéla, ainsi que des taux de matière organique atteignant 83 % à Cachimba, 67,95 % à Mbissi et 64,71 % à Iguéla. Ces résultats confirment le rôle potentiel des tourbières comme réservoirs de carbone.

Les inventaires fauniques ont recensé 37 taxons, dominés par les mammifères et les oiseaux (environ 35 % chacun), suivis des reptiles (5 %), poissons (3 %) et crustacés (5 %). Sur le plan socio-économique, les populations locales reconnaissent l’intérêt agricole de ces zones, notamment pour les bananeraies, et utilisent la tourbe dans certains rites traditionnels.

La phase 2 du projet se poursuivra en 2026 sur les sites Akoré-Azingo, Birougou et Nkomi. L’équipe ambitionne d’étendre les travaux à la province de l’Ogooué-Ivindo en 2027, puis au reste du pays entre 2028 et 2032.

CM/CBM/FSS/EN/AGP

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