Ngounié

Lutte contre le braconnage : une brigade transfrontalière inaugurée à Doussala

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Les participants à la cérémonie.

MOUILA (sud), 5 oct. (AGP) – Un poste de brigade de  lutte  contre le braconnage des ressources  fauniques transfrontalière entre le Gabon et le Congo Brazzaville a été inaugurée vendredi à Doussala, dernière bourgade  frontalière  du département de la Dola, à près de 122 km de Mouila, chef-lieu provincial de la Ngounié.

Le bâtiment est construit sur une surface de 220 m² et comprend, une salle de réunion, trois bureaux, un logement d’astreinte de deux chambres, une salle à manger, deux WC, un hall, un garage, un parking, un forage avec une cuve d’eau et  un groupe électrogène, pour un coût total de 360 millions de francs CFA.

Les travaux ont été exécutés par Ibounda Constructions, une petite et moyenne entreprise (PME) gabonaise, dirigée par Brice Armel Ibounda. L’ouvrage a été livré dans sa première phase provisoire pour un délai de trois mois et appartient à l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), via le ministère des Eaux et Forêts.

Un plan large du bâtiment.

Bâtit dans le cadre du projet de Gestion de la Faune et des Conflits Homme-Eléphant (GeFaCHE), cette brigade  permettra aux agents de lutter, entre autres,  contre le conflit Homme-Faune, autour des Parcs de Moukala-Doudou et Waka dans le sud du Gabon.

Elle permettra aussi de lutter contre le braconnage transfrontalier dans les zones de Ndendé et Doussala dans les départements de la Dola (province de la Ngounié), Mabanda dans la Doutsila puis Moulengui-Binza, dans Mongo et Mayumba par la Basse-Banio, dans la province de la Nyanga, proches du Congo voisin. Selon le Colonel Philippe Ongouli, directeur de la Lutte contre le braconnage et représentant le directeur général de la Faune et des Aires protégées, Lucien Massoukou, cette brigade est bien un poste avancé comme bien d’autres, « car au niveau des statistiques à la Centrale, depuis 2019, il y a une décroissance des activités illicites. Avant le taux le plus élevé était de 60 cas et depuis 2022, il est descendu à 20 cas », une des raisons de son érection. Cette tendance décroissante ne doit pas faire baisser la surveillance, c’est pourquoi il a invité les agents sur le terrain à redoubler d’efforts pour tendre vers le niveau zéro, en faisant le constat des dévastations des plantations et la sensibilisation des populations sur les méthodes de réduction de conflits Homme-Faune.

Le secrétaire exécutif de l’ANPN Christian Tchemambela a précisé que ce projet bénéficie d’un don de la banque mondiale, de 9 Millions de dollars, destinés au renforcement de la surveillance transfrontalière des ressources naturelles du Gabon, notamment de l’éléphant, mais que le maître d’ouvrage de la structure reste l’ANPN qui a cette principale mission de surveillance.

JPM /CSM/LPM-AGP

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