Société & Culture

La liberté d’expression à l’épreuve des réseaux sociaux

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Libreville, 05 mai 2023 (AGP) – Le conseiller juridique auprès du ministre de la Communication, chargé du contentieux, Adina Claire Marion Lewaga Malou Mba, est revenue sur le droit à l’expression comme une prescription acquisitionnelle et les dérives constatées sur les réseaux sociaux, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai dernier, à Libreville.

Selon Adina Claire Marion Lewaga Malou Mba, la liberté d’expression est reconnue comme un droit dans le respect du droit public, elle permet à des personnes de pouvoir s’exprimer.

« Le corollaire de liberté d’expression du point de vue du droit existe et la presse numérique est définie par le code de la communication’’, a-t-elle fait savoir, avant d’évoquer les déviances constatées sur les réseaux sociaux.

‘’Force est de constater que les réseaux sociaux comme facebook, tweeter sont détournés de leur rôle initial pour devenir des conflits d’informations, et l’Afrique se trouve être le nouveau laboratoire de la désinformation. Ce qui n’est pas le cas de l’Europe qui a réussi à réguler ces espaces d’informations en y mettant des barrières par âge et procède par vérification de l’information’’, a-t-elle expliqué.

Pour se faire, elle a invité le gouvernement, via le ministère de la Justice à veiller au respect des mœurs. ’’Les influenceuses créent des contenus et le gouvernement se devrait de mettre des brigades en vue de veiller au respect des mœurs. Un rôle assigné à la justice car, le droit à la liberté ne devrait pas être inquiété par quelques moyens d’expression’’, a dit la juriste.

À la question de savoir si les réseaux sociaux ne fragiliseraient pas l’espace de la liberté d’expression, le conseiller juridique s’est appuyée sur les médias en ligne tels que : Agence gabonaise de presse (AGP) et Gabonreview qui sont des outils d’expansion de la liberté d’expression.

Selon Lewaga Malou Mba, ‘’la liberté d’opinion ne s’exerce que dans un espace démocratique. Et la liberté d’expression gênerait, par l’abus, ce qui manifestement constituerait un danger pour la liberté’’.

Concluant à juste titre : ’’Qu’il n’y a pas de prescription acquisitionelle, la liberté d’expression, c’est dire ce que l’on pense, mais dans le respect d’autrui, de la vie familiale, c’est un droit encadré ‘’.

CSAM/CBO/FSS 

Chancelle BIKET ONANGA

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