Monde

Tchad : l’absence de l’opposition aux institutions de transition retarde le dialogue

0
Les-participants-au-dialogue-national-inclusif-du-Tchad-lors-du-lancement-des-travaux

LIBREVILLE, 26 août (AGP)- Depuis jeudi matin, les participants du dialogue national inclusif et souverain au Tchad examinent le règlement intérieur, avant la mise en place du présidium. À l’ouverture des travaux, certains participants ont demandé une suspension de séance pour négocier la participation de l’opposition -qui boycotte les assises- aux institutions de transition. Pendant ce temps, un groupe de sages a pris langue avec les mécontents, tandis que l’examen du règlement intérieur s’est poursuivi.

Pour amener l’opposition en grogne à la table des discussions, la tâche a été confiée à un groupe d' »aînés » composé de personnalités comme l’ancien président Goukouni Weddeye qui a déjà servi de médiateur auprès des rebelles, l’archevêque de Ndjamena, Monseigneur Edmond Djitangar, des chefs des communautés musulmane et protestante et du général à la retraite Gouara Lassou.

Ce groupe de sages avait déjà pris langue il y a quelques jours avec les membres de l’opposition regroupés au sein des collectifs des actions citoyennes « Wakit Tama’’, ‘’du Groupe d’appel du 1er juin’’, des partis politiques parmi lesquels ‘’Les Transformateurs’’, ‘’Des Démocrates’’, ‘’Une nation pour tous’’, avec pour objectif de trouver un point d’entente avec le gouvernement pour permettre leur participation au dialogue.

Parmi les points de désaccords qui reviennent, il y a le fait de revoir les quotas et la qualité des délégués, définir la liste de ceux qui auront le droit ou non de vote, la question de l’inéligibilité des dirigeants de la transition qui, selon les contestataires, devrait  être actée avant, et non pendant le dialogue.

Pendant que le groupe des sages poursuit ses consultations auprès des hautes autorités de la transition, le dialogue est en train de reprendre après quelques jours de report, suite à l’urgence de mettre en place un projet de règlement intérieur permettant aux organisateurs d’obtenir au moins quatre organes pour le dialogue inclusif, notamment, une assemblée plénière, un présidium de 21 membres et des commissions par thèmes pour répondre aux exigences de la forme d’un Etat moderne.

AL/VEM/FE-AGP (Source : RFI)

Valerie EZEME MBO

Coopération Algérie-France : vers la création d’une commission mixte d’historiens

Article précédent

Gabon : le président de la BDEAC remercie le chef de l’État pour son soutien

Article suivant

Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans Monde