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Fin du sommet du Commonwealth : les États inquiets de la flambée des prix

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Deux jours de discussion autour des questions liées à la reprise des économies post-Covid19, le changement climatique et les conséquences de la guerre en Ukraine, la réunion des chefs d’États et de gouvernements du Commonwealth s’est achevée à Kigali au Rwanda samedi avec les États membres de l’organisation anglophone qui se sont dits inquiets de la flambée des prix qui met en péril la sécurité alimentaire.  

Dans leur communiqué final, les États membres s’inquiètent de la flambée des prix qui met en péril la sécurité alimentaire des plus vulnérables au sein de l’organisation en sus des conséquences de la guerre en Ukraine. Sur le dernier point, l’organisation a réaffirmé son soutien à la charte des Nations unies et aux efforts internationaux en faveur du retour de la paix dans ce pays.

Lors de la conférence de presse finale, le président rwandais, qui a pris la tête du Commonwealth pour deux ans, a longuement répondu aux critiques sur son bilan en termes de droits humains. La décision d’organiser ce sommet au Rwanda a été vivement critiquée par les organisations de défense des droits humains, qui ont accusé les dirigeants du Commonwealth de fermer les yeux sur la répression et l’emprisonnement des opposants dans le pays hôte.

« En ce qui concerne les valeurs, nous n’avons besoin d’aucune leçon de qui que ce soit », a déclaré le président Kagame, cité par Rfi,   dans une allocution qui a duré près de 30 minutes, lors de la conférence de presse de clôture du sommet. « Je veux vous assurer qu’il n’y a personne […] qui [connaît] les valeurs mieux que nous ici au Rwanda », a-t-il affirmé.

Son pays est durement critiqué par les ONG en matière de droits humains qui dénoncent une répression féroce de la liberté d’expression et de l’opposition dans le pays. Paul Kagame a réfuté les accusations sur la détention d’opposants politiques, affirmant que certains de ses détracteurs les plus virulents avaient été libérés de prison par grâce présidentielle. « Il n’y a personne au Rwanda qui soit en prison et qui ne devrait pas y être, parce que nous avons un système judiciaire qui est en fait fonctionnel et juste », a-t-il assuré.

Source: Radio France International (RFI)

Valerie EZEME MBO

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