Société & Culture

Culture/Arts : Les artistes gabonais disent «Non à leur marginalisation»

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Depuis l’arrivée de la Covid-19 dans le pays, le secteur culturel est fortement impacté par la crise sanitaire. En effet, les artistes et artisans, évoluant dans ce secteur, peinent à s’en sortir pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Une situation embarrassante pour ces derniers, qui estiment être marginalisés, parce qu’ils affirment ne pas être pris au sérieux par les autorités compétentes.

Privés de spectacles, de représentations privées, d’expositions, et bien d’autres, les artistes gabonais ne savent plus où donner de la tête, face à la situation de privation dont ils sont victimes, à cause du coronavirus. En effet, ces derniers font partis des grandes victimes de la Covid-19, au même titre que les tenanciers des bars, des promoteurs de salles des fêtes, etc.

Si certains sont agents publics de l’Etat ou employés du secteur privé, et peuvent, toutefois, compter sur leurs revenus mensuels, ce n’est pas le cas pour d’autres. Car, de nombreux artistes vivent exclusivement de leur art. Alors, demeurer plusieurs mois sans exercer leur activité culturelle ne peut qu’avoir des répercussions négatives sur leur quotidien.

Pour les artisans (vanniers, sculpteurs, peintres), les écrivains, les mesures gouvernementales n’ont pas trop d’impact sur eux. En effet, bien qu’il n’y ait pas des rencontres d’exposition, ils peuvent écouler leurs marchandises par des ventes privées ou en ligne. Mais pour les chanteurs, musiciens, humoristes, les danseurs, les cinéastes, les dramaturges, les spectacles sont nécessaires pour récolter les finances, dont ils ont besoin pour assurer leurs charges quotidiennes.

C’est fort de ce constat que ces derniers, de plus en plus, font entendre leurs voix sur la toile, via leurs différents comptes Facebook, Instagram…, afin d’interpeller le gouvernement sur leur situation. Dernièrement encore, l’on a pu constater un mouvement d’humeur observé par ces derniers, dans la cour du ministère de la Culture et des Arts, et relayé dans les réseaux sociaux, pour revendiquer le paiement de leur prestation à la dernière édition du Festival Gabon 9 Provinces.

Il faut dire que la réaction de ces derniers fait suite au fait que les autorités accorde plus de crédit aux sportifs, particulièrement aux footballeurs, qu’aux artistes qui, également, porte haut les couleurs du drapeau gabonais à l’international.

A ce sujet, nous citerons le cinéaste Serge Abessolo, qui a remporté, dernièrement, les prix de la meilleure interprétation masculine et celui du public africain, de la dernière production d’Alex Ogou, la série télévisée «Cacao». La chanteuses Shan’L qui avait été nominée au Prix Découverte RFI de l’année dernière, après avoir été sacrée Meilleure artiste de l’Afrique centrale au PRIMUD, le 11 octobre 2020. L’humoriste Omar Défunzu qui a ouvert, récemment, une école des Métiers de l’humour, etc. 

Face à toutes ces récompenses et initiatives, c’est à juste titre que ces hommes et femmes de culture revendiquent des autorités l’autorisation d’exercer leur passion, leur travail, leur gagne-pain. Conscient du rôle et de l’influence que les artistes ont dans la société, ne serait-il pas judicieux, également, d’alléger certaines mesures qui leurs permettraient, un temps soit peu, de renouer avec leurs activités? Tout ceci, bien entendu, en tenant compte de la crise sanitaire actuelle et des mesures barrières qui doivent impérativement être respectées.

Ariane Nadia MPENGA 

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