LIBREVILLE, 9 juillet 2026 (AGP ORETY) – Le mardi 7 juillet dernier, plusieurs médias en ligne, ont relayé une information selon laquelle le Conseil national de l’Ordre gabonais des architectes (CNOGA) mettait en cause le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans le retard d’achèvement de la place Georges-Damas-Aleka. Cette publication a suscité une vive polémique au sein de l’opinion publique. En réaction, le vice-président du CNOGA, Fleurice Ingoule Mounguet, a apporté un démenti ce mercredi, dans un communiqué lu à la télévision nationale Gabon 1ère.
Origine de la fausse information
L’ information a été diffusée par plusieurs médias en ligne dans la journée du mardi 7 juillet. Selon l’article publié par un de ces médias, ces allégations proviendraient d’un mémorandum rédigé à Libreville le 6 juillet, dont le compte rendu est signé par Thierry N’Gomo, président du CNOGA.
D’après ce document, interrogé par ses pairs, l’architecte Mauro aurait « répondu favorablement à toutes les interrogations » et « prouvé chacun de ses dires par des documents (convention, correspondances, ordres de paiement, etc.) ».
Le projet reposerait sur « une convention régulière signée par toutes les parties concernées par un marché public de cette nature ». Son coût s’élèverait à 8 milliards FCFA hors taxes, soit 9,52 milliards TTC, avec exonération des taxes et droits de douane. Le document précise également que le budget initial, évalué à 10,7 milliards FCFA, aurait été « ramené impérativement » à 8 milliards par le chef de l’État lui-même, lors d’une audience.
Le mémorandum affirme que l’essentiel des retards serait imputable à des décisions prises au plus haut niveau de l’État. Trois événements auraient ainsi « impacté la direction d’exécution et la comptabilité du chantier » : l’agrandissement de la corniche, ordonné par le chef de l’État ; la réhabilitation des appartements présidentiels situés au sous-sol de la tribune officielle, dont les ressources auraient été imputées au projet ; enfin, l’imposition, par « les services de la présidence », d’un mât monumental porte-drapeau d’un coût de 148 millions FCFA, dont le poids aurait nécessité une révision des structures porteuses. Plusieurs autres griefs y sont également consignés.
En somme, ce document visait à démontrer que les responsabilités dans le retard de livraison de la place Georges-Damas-Aleka étaient partagées.
Démenti
Face aux nombreuses réactions suscitées par cette publication, le vice-président du CNOGA, Fleurice Ingoule Mounguet, a publié un démenti ce mercredi 8 juillet, dans un communiqué lu sur la télévision nationale Gabon 1ère.
« La publication faite le mardi 7 juillet 2026 sur les médias en ligne accuse l’Ordre gabonais des architectes de rendre le président de la République responsable du retard de livraison de la place Georges-Damas-Aleka. Le Conseil national de l’Ordre gabonais des architectes s’est, dès le départ, astreint à un devoir de réserve sur ce projet, qui fait l’objet de nombreux commentaires dans les médias, notamment en ligne et sur les réseaux sociaux. Le Conseil national de l’Ordre gabonais des architectes ne se reconnaît en aucun cas dans ces déclarations calomnieuses et diffamatoires. Il demeure la seule voix autorisée à s’exprimer au nom de l’Ordre et n’a jamais communiqué sur ce sujet, sous quelque forme que ce soit », a indiqué le vice-président du CNOGA.
Par ailleurs, il a précisé que l’Ordre gabonais des architectes est une institution qui ne communique qu’à travers les médias publics officiels. « Le Conseil national de l’Ordre gabonais des architectes n’a jamais accordé d’interview sur ce sujet ni transmis un quelconque document à un média. Face à ce cas de diffamation, le Conseil national de l’Ordre gabonais des architectes se réserve le droit d’engager toute action qu’il jugera utile », a-t-il averti.
Conclusion
L’information selon laquelle le CNOGA aurait mis en cause le chef de l’État dans le retard d’achèvement de la place Georges-Damas-Aleka est fausse.
AGP/ORETY/ANM/FE/EN/AGP









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