LIBREVILLE, 17 août 2026 (AGP) – La session extraordinaire de l’Assemblée nationale du Sénégal s’ouvre ce lundi 17 août avec un agenda particulièrement chargé, cinq textes sont inscrits à l’ordre du jour au cours de cette semaine, dont une proposition de loi portant modification de l’article 37 de la Constitution relatif à la déclaration de patrimoine des hautes autorités de l’Etat, rapporte Radio france internationale.
Les députés examinent notamment une réforme qui prévoit d’imposer au président de la République une seconde déclaration de patrimoine à la fin de son mandat. Actuellement, le chef de l’Etat est tenu de déclarer ses biens dans les trois mois suivant son entrée en fonction.
À la suite d’un amendement du gouvernement adopté en commission, cette obligation devrait également concerner le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale.
Cette réforme intervient dans un contexte de tensions entre le gouvernement et la majorité parlementaire issue de Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), sur la question de la transparence et du contrôle des responsables publics.
Fin juin, les députés avaient déjà adopté une révision constitutionnelle visant notamment à élargir le dispositif de déclaration de patrimoine. Saisi par le président Bassirou Diomaye Faye, le Conseil constitutionnel avait toutefois censuré certaines dispositions du texte.
Le président du groupe parlementaire Pastef, Ayib Daffé, reproche au chef de l’Etat de freiner certaines réformes annoncées en matière de transparence. La majorité parlementaire entend ainsi poursuivre son initiative, tout en restant attentive à l’éventualité d’un nouveau recours devant le Conseil constitutionnel.
La session extraordinaire doit également aborder, mercredi 19 août, le projet relatif aux crédits spéciaux, ces fonds mis à la disposition de la présidence et de la primature. Les députés de Pastef souhaitent renforcer le contrôle parlementaire sur l’utilisation de ces ressources.
D’autres textes sont également inscrits à l’agenda de la session, notamment des réformes du Code du travail et du Code de la sécurité sociale.
Cette semaine parlementaire s’annonce ainsi déterminante pour le renforcement des mécanismes de transparence et de contrôle des institutions publiques au Sénégal.
DFM/JMNB/FE/FSS/AGP











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