LIBREVILLE, 19 juin 2026 (AGP) – Le Conseil constitutionnel sénégalais s’est déclaré incompétent pour examiner le recours visant la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, mettant ainsi fin à plusieurs semaines d’incertitude juridique autour du statut de l’ancien Premier ministre, rapporte Radio France Internationale.
Cette décision consolide la position institutionnelle du leader de Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), tout en laissant intactes les tensions politiques au sommet de l’État.
Selon les informations relayées par France Afrique Média, la haute juridiction, saisie le 1er juin par dix-huit députés de l’opposition, a estimé que la décision prise par le Bureau de l’Assemblée nationale le 24 mai relevait exclusivement du fonctionnement interne du Parlement et ne pouvait, à ce titre, faire l’objet de son contrôle.
Réunie sous la présidence par intérim d’Aminata Ly Ndiaye, l’institution a fondé son raisonnement sur une lecture stricte de la Constitution. Les juges rappellent que leurs prérogatives en matière électorale se limitent à la surveillance de la régularité des scrutins nationaux et prennent fin avec la proclamation définitive des résultats.
Dans cette logique, la réintégration d’Ousmane Sonko au sein de l’hémicycle, après son départ de la Primature, ne constitue pas un contentieux électoral. Pour le Conseil constitutionnel, il s’agit d’une mesure administrative interne relevant de la souveraineté de l’Assemblée nationale dans la gestion de ses affaires.
Cette position ferme écarte ainsi toute remise en cause juridique du retour du leader de Pastef au Parlement.
JMNB/CBM/RL/AGP









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