LIBREVILLE, 5 novembre 2026 (AGP) – Les violences sexuelles liées au conflit continuent de toucher les populations dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), jusque dans leurs habitations et sur les chemins des champs, avec 401 victimes documentées au premier semestre 2026, selon des rapports du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), rapporte Radio France Internationale.
Les femmes et les enfants constituent l’essentiel des victimes recensées, tandis que les violences sexuelles commises contre les hommes et les garçons demeurent largement sous-documentées. Les faits rapportés se déroulent notamment lors d’incursions dans les villages, d’enlèvements ou sous la menace d’armes. Parmi les victimes documentées, 151 ont subi des viols collectifs.
Plusieurs parties au conflit sont mises en cause dans ces violences. Les groupes armés sont responsables de la majorité des victimes recensées, avec le Mouvement du 23 mars (M23), devenu Force révolutionnaire nationale (FRN), en tête. Des militaires congolais sont également impliqués, selon les rapports consultés.
En juillet 2026, le BCNUDH a enregistré 76 victimes supplémentaires, dont 34 filles. Les trois quarts des victimes se trouvent au Nord-Kivu, suivi de l’Ituri et du Sud-Kivu.
Ces chiffres ne reflètent toutefois pas l’ampleur réelle des violences, en raison des difficultés d’accès aux zones affectées et de la fuite des sources d’information face à l’insécurité. Les victimes rencontrent également des obstacles pour accéder aux soins médicaux, au soutien psychologique et à l’assistance judiciaire, dans un contexte où le conflit continue de fragiliser les mécanismes de protection.
DFM/JMNB/FSS/AGP












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