LIBREVILLE, 28 août 2026 (AGP) – Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a officiellement lancé jeudi le processus d’un « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État », dont la durée ne devra pas excéder trois, rapporte Radio France Internationale.
Selon Félix Tshisekedi, cette démarche se veut différente des précédentes concertations politiques. Les discussions commenceront par une « vaste consultation politique et technique » dans chaque province, avant de déboucher sur les assises nationales.
Des forums préliminaires réuniront notamment les populations et autorités locales, les élus nationaux et provinciaux, les partis de la majorité et de l’opposition, la société civile, les autorités coutumières, les confessions religieuses, ainsi que les milieux professionnels, économiques, universitaires et scientifiques.
Les organisations de femmes, de jeunes et de travailleurs, les personnes vivant avec un handicap et d’autres catégories vulnérables seront également associées. Le chef de l’État cite aussi les entrepreneurs, agriculteurs, enseignants, chercheurs, artistes, professionnels de santé, acteurs de l’économie informelle et membres de la diaspora.
Les consultations devront permettre d’établir un diagnostic sur l’insécurité, les conflits fonciers et coutumiers, les tensions communautaires, les insuffisances administratives, les inégalités et les obstacles au développement. Les propositions recueillies seront regroupées dans une synthèse nationale servant de base aux assises de Kinshasa.
« Les assises de Kinshasa ne seront pas le point de départ du dialogue, mais l’aboutissement d’une parole recueillie à travers tout le pays », a déclaré Félix Tshisekedi.
Le chef de l’État a fixé à trois mois au maximum la durée de l’ensemble du processus, sans annoncer de calendrier précis pour les consultations provinciales ou les assises nationales.
Dans les « tous prochains jours », une ordonnance doit instituer un Comité d’organisation chargé de préparer les aspects administratifs, matériels et logistiques du dialogue. Une seconde ordonnance convoquera officiellement les assises et précisera les principes directeurs, les étapes, les modalités de représentation et les mécanismes de suivi.
Une Commission préparatoire sera également chargée d’élaborer la feuille de route et de conduire les consultations. Les confessions religieuses y seront représentées.
Ce format intervient après plusieurs semaines de débats sur les modalités du dialogue, annoncé le 17 juillet dernier. L’opposant Martin Fayulu avait plaidé, le 21 août, pour un processus limité à trois semaines ou un mois, avec les responsables religieux comme médiateurs.
Le mouvement « Sauvons la RDC », proche de l’ancien président Joseph Kabila, avait, pour sa part, réclamé une médiation « neutre, indépendante et impartiale », avec l’appui de l’Union africaine et des Nations unies, ainsi que la tenue du dialogue dans un pays tiers.
Félix Tshisekedi a finalement retenu un processus organisé en RDC et placé sous la responsabilité des Congolais. Les confessions religieuses participeront au dispositif, sans toutefois en assurer la direction ou la médiation.
DFM/JMNB/EN/CBM/AGP










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