Woleu-Ntem

Oyem : le ministre Houangni Ambouroue s’indigne des conditions de travail à radio 9

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Une photo de famille a immortalisé le passage du ministre Ambouroue à la station provinciale du Woleu-Ntem de Radio-Gabon, le 13 septembre dernier.

OYEM, 15 Septembre (AGP) – En séjour récemment à Oyem, la capitale provinciale du Woleu-Ntem (Nord), le ministre de la Communication, Pascal Houangni Ambouroue s’est rendu le 13 septembre écoulé à la station provinciale de Radio-Gabon, accompagné du gouverneur de la province, Jules Djéki.

L’objet de cette visite était, pour le membre du gouvernement, de prendre connaissance des difficultés existantes récurrentes auxquelles est confrontée cette institution publique, depuis de nombreuses années déjà.

Les échanges nourris entre le membre du gouvernement, qui avait également à ses côtés le Directeur général de Radio-Gabon, Bertrand Ebiaghe Angoue, et ses hôtes ont permis à Pascal Houangni Ambouroue d’être édifié sur les nombreuses carences que connaît Radio 9.

Il est ainsi apparu que la radio manque d’un véhicule de liaison, qu’elle connait également un déficit en ressources humaines.

De ces échanges, il ressort aussi que les équipements techniques en service à la Radio 9 sont gagnés par l’obsolescence, d’autant qu’ils sont encore en analogie, à l’ère du numérique pourtant.

L’état de dégradation assez avancée du bâtiment abritant la station de radio 9 a également figuré au menu des échanges entre le ministre et les agents.

« M. le ministre, cette radio qui faisait jadis notre fierté n’est plus aujourd’hui que l’ombre d’elle-même », a ainsi résumé le délégué du personnel, Firmin Elibiang, qui a en outre souligné, dans son propos, la problématique des titularisations et autres avancements des fonctionnaires en service à la radio-Oyem.

De même il s’est interrogé sur la destination des revenus générés par l’antenne d’une société de téléphonie mobile installée dans l’enceinte de la Radio.

A toutes ces préoccupations fondées pour certaines, Houangni Ambouroue, qui s’est indigné des conditions de travail des uns et des autres ici, s’est voulu néanmoins rassurant.

«Je voudrais avant tout féliciter le professionnalisme de tous les agents qui travaillent dans un environnement professionnel fortement dégradé, car la structure est vieillissante. C’est le constat accablant que je fais. Mais rassurez-vous, le chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, tout cela de très près dans le cadre du programme de transformation de notre économie, le PTE et je suis dans l’obligation de réussir ce pourquoi il m’a confié ce ministère et c’est l’objet de ma présence ici», a noté le membre du gouvernement, non sans décliner les cinq axes autour desquels s’articule le PTE.

«En conformité avec le PTE, ce qu’il y a lieu de faire avant toute chose, c’est l’état des lieux de la maison et en urgence demander au Premier ministre de vous mettre dans des conditions de travail idoines», a rassuré M. Ambouroue, qui s’est également prononcé sur la situation des maisons de la cité de l’information d’Oyem.

Celles-ci, a-t-il martelé, restent la propriété de l’État et mises à la disposition des agents affectés à la station provincial Radio 9.

«Seules les parcelles nues de terrain sont cédées à titre gratuit aux ayants droit», a précisé le membre du gouvernement.

EMM/FSS

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