LIBREVILLE, 30 octobre 2026 (AGP) – Le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a délivré, jeudi 29 octobre 2026, une communication majeure lors des Conférences présidentielles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à Genève, au siège de l’institution, selon APA-News.
Organisées autour du thème « Des partenariats pour le commerce et le développement : l’expérience ivoirienne », ces rencontres stratégiques interviennent dans un contexte international complexe, marqué par des tensions géopolitiques, la montée du protectionnisme et les défis du changement climatique.
Le chef de l’État ivoirien a salué l’engagement constant de la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, en faveur d’un système commercial multilatéral ouvert et fondé sur des règles. Face aux risques de fragmentation de l’économie mondiale, Alassane Ouattara a apporté un soutien ferme au concept de « re-globalisation » prôné par l’OMC.
Cette approche invite à repenser la mondialisation pour la rendre plus inclusive en diversifiant les chaînes de valeur. Pour les pays en développement, la re-globalisation représente une opportunité historique de dépasser le modèle traditionnel d’exportation de produits primaires pour s’insérer dans les activités d’innovation, de transformation industrielle et de commercialisation à forte valeur ajoutée.
Alassane Ouattara a démontré que l’expérience de la Côte d’Ivoire valide cette ambition de transformation structurelle. Entre 2012 et 2025, le pays a enregistré une croissance économique soutenue d’environ 7 % en moyenne, surpassant largement les moyennes de l’Afrique subsaharienne (3,3 %) et de l’économie mondiale (3,2 %) sur la même période.
Ces résultats exceptionnels reposent sur l’amélioration continue du climat des affaires, la solidité du cadre macroéconomique, le renforcement de la gouvernance et une gestion soutenable de la dette. Le pays est engagé dans une accélération de la transformation locale.
Leader mondial sur plusieurs matières premières, la Côte d’Ivoire refuse désormais de rester une économie de subsistance dépendante de la volatilité des cours internationaux. Le président a dévoilé des indicateurs de performance industrielle en forte progression :
Le taux de transformation locale du cacao ivoirien a atteint 41 % lors de la campagne 2024-2025, permettant l’exportation de produits semi-finis (pâte, beurre, poudre). L’objectif est maintenant de basculer vers les produits finis et la chocolaterie. Quant à la filière Noix de cajou, la transformation s’est hissée à 43 % en 2025. Le pays vise au moins 80 % de transformation locale à l’horizon 2030.
Pour soutenir ces projections et offrir des marchés d’envergure aux industriels, le président ivoirien a conclu en désignant la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) comme le levier incontournable pour intégrer les chaînes de valeur régionales et amortir les investissements privés.
JMNB/FSS/AGP













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