LIBREVILLE, 19 mars 2026 (AGP) – Plusieurs installations gazières et pétrolières ont été visées ces derniers jours au Moyen-Orient, dans le cadre du conflit opposant l’Iran et Israël, faisant craindre des perturbations majeures de l’approvisionnement énergétique mondial, rapporte TF1 Info.
Près de trois semaines après le début des hostilités, les deux camps ont ouvert un nouveau front en ciblant leurs infrastructures énergétiques stratégiques.
Selon les mêmes sources, Israël a mené mercredi des frappes contre le gisement offshore iranien de South Pars, qui fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran. Certaines installations ont été endommagées et des incendies signalés.
En représailles, l’Iran a intensifié ses frappes en visant plusieurs sites dans la région, dont le complexe gazier de Ras Laffan, au Qatar, considéré comme le plus grand pôle de liquéfaction de gaz naturel (GNL) au monde. La société publique QatarEnergy a fait état de « dégâts considérables » et d’incendies, depuis maîtrisés, après plusieurs vagues d’attaques.
Le site s’inscrit dans le gisement de North Field, qui abriterait environ 10 % des réserves mondiales de gaz naturel. Ce champ est exploité en partenariat avec plusieurs groupes internationaux, dont TotalEnergies, Shell, Sinopec, Eni et Petronet.
D’autres installations ont également été touchées dans la région. Aux Émirats arabes unis, la raffinerie de Ruwais, l’une des plus importantes au monde, a suspendu ses activités par précaution après une attaque de drone. En Arabie saoudite, le site de Ras Tanura, doté d’une capacité de 550.000 barils par jour, a été visé à plusieurs reprises, entraînant un arrêt partiel de ses opérations.
Au Koweït, des attaques de drones ont provoqué des incendies sur les raffineries de Mina Abdullah et de Mina Al-Ahmadi, exploitées par la Kuwait National Petroleum Company (KNPC), selon les autorités locales.
Dans ce contexte de forte tension, le président américain Donald Trump a averti que les États-Unis pourraient détruire « l’intégralité » du gisement de South Pars si l’Iran poursuivait ses attaques, notamment contre le Qatar. Washington affirme toutefois ne pas avoir été informé des frappes israéliennes initiales.
En réaction, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que son pays ne ferait preuve d’« aucune retenue » si ses infrastructures énergétiques étaient de nouveau ciblées.
Les premières conséquences économiques se font déjà sentir, avec une hausse significative des prix du gaz sur les marchés internationaux, notamment en Europe, où ils auraient progressé d’environ 35 %.
SN/JMNB/FSS/EN/AGP










Commentaires