Ngounié

Mouila: Un vent violent occasionne de nombreux sans abris et des dégâts matériels importants 

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Un vent violent accompagné d’une pluie torrentielle a surgi dans l’après-midi du vendredi 05 février dernier à Mouila, la capitale provinciale de la Ngounié, causant au passage de nombreux sans abris et des dégâts matériels importants, a-t-on constaté mardi. 

Câbles électriques et toitures arrachés, puis bananiers, plantes et arbres déracinés, tel est le triste constat fait au petit matin par les habitants de la ville de Mouila. Les environs n’ayant pas été épargnés par cette bourrasque qui défraie la chronique. 

Tout est parti vers 18 heures ce jour lorsque certains administratifs et travailleurs quittaient bureaux et autres lieux de travail et les piétons regagnaient leurs domiciles voyant que le ciel changeait de couleur. Ce changement étant accompagné d’un sifflotement de vent et de tourbillon annonçant l’approche d’une forte pluie. La poussière soulevée était suivie d’objets volants (feuilles, papiers, branchages, vêtements, tôles), avant de ressentir les grosses gouttes d’eau s’abattre avec fracas sur les toitures, voitures et murs des maisons. 

Par endroits, des maisons ont commencé à bouger par les toitures, d’autres, plus solides ont résisté par la solidité du travail fait lors de la construction ou simplement à cause de la protection des arbres fruitiers devenant des remparts. 

Au quartier Moukoumnabuala, dans le 1er arrondissement, par exemple, le 3ème  maire adjoint de la commune, Paul Bouka, a subi les frasques de cette tornade, avec en partie, la toiture arrachée, mouillant et faisant voler certains documents administratifs de la famille et autre contenu de la maison. 

A Dourouni, dans la même zone administrative, une église dite éveillée n’a pas échappé à la fureur de l’intempérie naturelle et le bureau du pasteur y a subi la désolante catastrophe. Au centre-ville, autres toitures arrachées.

Derrière les maisons, le scénario est le même avec des jardins potagers abimés, les pommiers et manguiers cassés laissant trainer des branchages au point que les propriétaires n’avaient plus que leurs bras et yeux levés vers le ciel pour se plaindre chacun d’un tel désastre non loin ressemblant à celui que les paysans vivent avec les pachydermes dans les plantations. 

«Ce qui est sûr, il y aura d’autres tornades avec des conséquences similaires, mais quand viendront les inondations, qu’allons nous faire?», s’est indigné Alfred, résidant dans la zone de Bagdad dans le quartier Moukoumnaboula. 

Pour ces premiers sinistrés de cette première tornade de février, les autorités compétentes, accompagnées des agents de la Croix-Rouge locale et des agents des Affaires sociales, ont sillonné les lieux pour constater les dégâts et les répertorier déjà. Le cauchemar n’est pas encore loin d’être terminé, les mois de mars et avril comptant également pour les tornades et inondations.

IPK/JPM

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