LIBREVILLE, 3 mai 2026 (AGP) – Selon le rapport de l’UNESCO sur les tendances en matière de liberté d’expression et de développement des médias (2022-2025), la liberté d’expression dans le monde a reculé de 10% depuis 2012, une dégradation dont l’ampleur est comparable à celle observée du XXe siècle (Première Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale, Guerre froide).
Selon la même source, la manipulation de l’information, notamment l’utilisation de l’IA par des acteurs malveillants, affaiblit la confiance et la sécurité nationale.Parallèlement,les médias indépendants sont confrontés à une fragilité économique croissante.
L’ UNESCO indique que l’autocensure a augmenté de plus de 60% sous l’effet de la crainte de représailles, du harcèlement en ligne, de l’intimidation judiciaire et des pressions économiques.
La liberté de la presse et le journalisme indépendant ne sont pas des enjeux sectoriels. Ce sont des forces d’avenir et des leviers transversaux au service de la paix, de la résilience et de la gouvernance démocratique. En favorisant l’accès à une information fiable, la redevabilité, le dialogue et la confiance, ils constituent des piliers essentiels de la paix, de la reprise économique du développement durable et des droits humains.
Cette journée mondiale de la liberté de la presse 2026, précise la source, offre une occasion cruciale de réaffirmer la liberté d’expression et de rassembler les acteurs du journalisme, de la technologie (y compris l’IA) et des droits humains autour de solutions concrètes visant à renforcer les écosystèmes de l’information pour l’avenir.
Organisée à Lusaka, en Zambie, la journée du 3 mai 2026 rassemble des défenseurs de la liberté de la presse et les communautés de défense des droits numériques à un moment où les frontières entre le journalisme, la technologie, l’espace civique et les droits humains sont de plus en plus entremêlées.
JMNB/FE/AGP









Commentaires