LIBREVILLE, 20 avril 2026 (AGP) – L’inclusion de toutes les composantes de la société constitue une condition essentielle de la crédibilité électorale en Afrique, a rappelé ce lundi à Rabat le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lors du lancement de la 5ᵉ édition du cycle de formation des observateurs électoraux de l’Union africaine, a appris l’Agence gabonaise de presse d’un communiqué de l’ambassade du Maroc au Gabon.
S’exprimant aux côtés du commissaire de l’Union africaine aux Affaires politiques, Bankolé Adeoye, M. Bourita a insisté sur la nécessité d’une participation inclusive, estimant que « les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap doivent être pleinement associés », non pas dans une logique symbolique, mais comme un levier de légitimité démocratique.
Le chef de la diplomatie marocaine a souligné la portée stratégique de ce cycle de formation, devenu en cinq ans un outil majeur de renforcement des capacités africaines en matière d’observation électorale. « La force de cette initiative réside dans sa capacité à refléter la diversité et la réalité de nos sociétés », a‑t‑il déclaré, évoquant « la maturité d’une ambition continentale » portée conjointement par le Maroc et l’Union africaine.
Selon les données communiquées, près de 400 observateurs issus de 53 pays africains ont déjà été formés, avec une représentation majoritaire de femmes (65 %) et une forte participation des jeunes (85 %). Pour Rabat, cette dynamique s’inscrit dans une vision visant à ancrer durablement la démocratie africaine dans des compétences locales et indépendantes.
Abordant les défis contemporains, M. Bourita a alerté sur les risques liés à la transformation numérique, citant notamment les deepfakes, la manipulation algorithmique de l’information et les usages détournés de l’intelligence artificielle. Il a plaidé pour une adaptation continue des dispositifs de formation afin de doter les observateurs africains d’outils adaptés à ces nouvelles menaces.
À travers ces initiatives, le Maroc et l’Union africaine réaffirment leur engagement en faveur d’une gouvernance démocratique renforcée, fondée sur l’inclusion, l’expertise africaine et l’anticipation des mutations technologiques.
Le lancement de cette 5ᵉ édition intervient parallèlement à la tenue de la 3ᵉ édition du Séminaire‑dialogue sur la démocratie et les élections en Afrique, organisé avec le Policy Center for the New South et consacré à la numérisation de la démocratie. Un cadre qui vise à mobiliser la jeunesse autour des opportunités et des risques liés à l’intelligence artificielle dans les processus électoraux.
CBO/JMNB/CBM/AGP












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