LIBREVILLE, 15 octobre 2026 (AGP) – À Madagascar, le 14 octobre est désormais une fête nationale au même titre que le 26 juin, jour de l’indépendance, sous l’appellation de « Fête de la Liberté », une célébration qui commémore la proclamation de la Première République malgache le 14 octobre 1958 et coïncide également avec l’arrivée au pouvoir du colonel Michaël Randrianirina un an plus tôt, rapporte Radio France Internationale (RFI).
Pour cette première édition, le chef de l’État s’est rendu, mercredi 14 octobre, dans la région natale du premier président malgache, Philibert Tsiranana, dans le nord-ouest du pays. Il y a prononcé un discours offensif sur la souveraineté nationale.
C’est à Anahidrano, village natal de Philibert Tsiranana, que Michaël Randrianirina lui a rendu hommage, en déposant une gerbe de fleurs devant sa statue et en rencontrant sa famille. Pour Solofo Randrianja, professeur d’histoire politique, cette commémoration répond également à une volonté de légitimation du pouvoir actuel.
« Le régime, étant issu d’une prise de pouvoir hors Constitution, essaie de se légitimer dans l’histoire, de se situer dans une continuité historique. C’est comme Ratsiraka, qui a essayé de s’approprier le 29 mars, date commémorant l’insurrection de 1947, pour légitimer le pouvoir socialiste », a-t-il expliqué au micro du correspondant de RFI, Guilhem Fabry.
La Première République malgache, célébrée aujourd’hui, divise néanmoins les historiens. Certains y voient le début d’une indépendance progressive, tandis que d’autres retiennent le maintien d’une tutelle française.
« Cette Première République était qualifiée de “République néocoloniale”, parce que pratiquement rien n’avait changé, aussi bien sur les plans politique et administratif que sur les plans diplomatique et économique. Il subsistait encore un attachement étroit vis-à-vis de l’ancienne métropole », a rappelé l’historienne Lucile Rabearimanana.
JMNB/EN/CBM/AGP












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