Woleu-Ntem

Lutte contre la Corruption: La CNLCEI en campagne de sensibilisation dans le Woleu-Ntem

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Une délégation de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), conduite par Jean-Pierre Boudoughou Biboutou, a entamé le mercredi 16 septembre écoulé par Oyem, sa campagne de sensibilisation sur la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite dans la province du Woleu-Ntem (nord), en présence notamment des autorités politico-administratives et militaires locales, en tête desquelles le gouverneur de province, Jules Djeki.

Après les mots de bienvenue du 1er maire-adjoint de la commune d’Oyem, Alain Pandzou, et du gouverneur de province, Jules Djeki, qui ont salué l’initiative de la CNLCEI, le chef de la délégation de la Commission, Jean-Pierre Boudoughou Biboutou, a fait la genèse de cette structure.

C’est dans cette optique qu’il a rappelé que dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, les plus hautes autorités du pays ont mis en place avec l’appui des Nations Unies, des instruments dont la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), à travers les textes fondamentaux que sont la loi 002/2003 du 7 mai 2003, instituant un régime de prévention et de répression de l’enrichissement illicite; la loi 003/2003 du 7 mai 2003, portant création, organisation et fonctionnement de la CNLCEI; le décret 324 du 7 avril 2004 modifié, fixant les modalités de déclaration de biens par les dépositaires de l’autorité de l’Etat et les conditions de leur conservation et de leur exploitation.

A ces importants textes, a poursuivi M. Boudoughou Biboutou, il convient d’ajouter la Convention des Nations Unies contre la corruption, signée à Mérida (Mexique), et celle de l’Union Africaine (UA) sur la prévention contre la corruption, signée à Maputo (Mozambique)

La CNLCEI s’est ainsi vu assigner une triple mission essentielle, notamment la prévention, l’enquête et la consultation. Donc, la présente campagne vise essentiellement les responsables administratifs centraux, les conseils locaux, les personnels des forces de défense et de sécurité, les opérateurs économiques, le patronat et les partenaires au développement, a-t-il conclu.

Au cours de ces échanges enrichissants, quatre modules, développés par les commissaires membres de la CNLCEI, ont porté sur les généralités sur la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, la déclaration des biens, le mode opératoire des enquêtes, réformes et prospectives.

La déclaration des biens comporte distinctement le détail des biens meubles et immeubles du dépositaire de l’autorité de l’Etat, de son conjoint et de ses descendants mineurs. Elle comprend également une énumération du ou des salaires annuels, loyers, pensions, immeubles bâtis ou non bâtis, ainsi que des véhicules à moteurs et autres véhicules. De même, toute activité supplémentaire temporaire ou permanente, exercée concomitamment avec ses fonctions ou avec son emploi, doit être mentionnée.

La présente campagne de sensibilisation a débuté le 11 novembre 2019 à Libreville, dans la province de l’Estuaire, et du 15 au 18 novembre de la même année dans celle du Moyen-Ogooué (centre), avant de connaitre une interruption due à la pandémie du covid-19. 

En dépit de la persistance de cette pandémie, et dans le respect des mesures barrières, les émissaires de la CNLCEI ont entamé la deuxième phase de leur campagne de sensibilisation dans le Woleu-Ntem, le mercredi 16 septembre courant à Oyem, avant les étapes de Mitzic et de Bitam, les jeudi 17 et vendredi 18 septembre prochains. Une campagne de sensibilisation qui s’étendra à toutes les provinces du pays, note-t-on.

Jean-René Bé Missang

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