Société & Culture

“Lemôno” révèle des créateurs gabonais autour d’une vente privée

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Plusieurs créateurs gabonais ont tenu les samedi 30 et dimanche 31 juillet 2022, à l’hôtel Nomad à Libreville, une vente privée baptisée « Lemôno », qui signifie «voyez !» en langue Téké du Gabon. Un évènement qui visait à révéler au grand public ces créateurs dont nombreux résident à l’étranger.

L’exposition-vente privée «Lemôno» a été initiée par la styliste gabonaise Thalie Azeline Ayatsou, créatrice de la marque de vêtement Tabitha Collection, basée à Dakar au Sénégal. Cette première édition, qui a vu la participation de 10 créateurs gabonais, avait pour but de les mettre en lumière.
“Lemôno, c’est un rendez-vous des créateurs gabonais qui vise la promotion de leurs productions, bien que certains vivent à l’étranger (…) je me suis dit qu’il était important de les réunir autour d’une vente commune. C’est vrai qu’on assiste souvent à des défilés de modes et autres, mais le fait de les réunir autour d’une vente privée pourrait facilement emmener le public à découvrir et à acheter leurs produits”, a expliqué l’initiatrice du projet, Thalie Azeline.

D’ailleurs, elle a encouragé les créateurs gabonais encore méconnus à continuer de produire, mais surtout à rejoindre le mouvement, pour amener le public à les découvrir.

Cette exposition n’a pas concerné que les artistes qui font dans la mode. Elle a aussi vu la participation d’artisans qui fabriquent des bijoux, des accessoires, des maillots de bain, des vêtements de plage et autres. C’est le cas de Sharyss Kanguene, jeune gabonaise vivant à Paris en France, et promotrice de la marque Lusha Africa, créée en 2021. Pour cette dernière, qui fait dans la confection de maillots de bain avec des motifs ethniques africains colorés, le fait de prendre part à cette exposition lui offre l’opportunité de faire connaitre sa marque auprès des Gabonais d’abord, ensuite à l’Afrique toute entière.

Saluant l’initiative, certains exposants en ont profité pour relever les obstacles auxquels ils sont confrontés dans leurs activités. “Les difficultés sont nombreuses, mais j’aimerai mettre l’accent sur la concurrence. Aujourd’hui, il y a beaucoup de créateurs qui font à peu près la même chose que nous. Ce qui crée un manque d’harmonie et de partage, alors qu’on devrait être unis, car la mode reste un domaine qui n’est pas encore très développé au Gabon comme dans d’autres pays africains”, a relevé Kadjila, gérante de la marque Imani Wax.

Cette exposition-vente a donc permis au public de venir découvrir et acquérir des articles dont les coûts variaient pour la plupart  entre 20 et 60 mille francs CFA. Pour les organisateurs de Lemôno, il est question de tenir ce genre d’évènements sur le long terme, et pas seulement sur le sol gabonais, mais aussi ailleurs, pour vendre la créativité gabonaise.

DT

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