LIBREVILLE, 9 mars 2026 (AGP) – La nomination de Mojtaba Khamenei au poste de Guide suprême de l’Iran, annoncée dimanche soir par les médias d’État iraniens, a suscité des réactions de rejet catégorique et de menaces directes de la part des États-Unis et d’Israël, indiquent plusieurs sources médiatiques concordantes.
Pour les États-Unis, le président Donald Trump a adopté une posture extrêmement ferme, refusant de reconnaître la légitimité de cette succession dynastique.
Le président américain a qualifié Mojtaba Khamenei d'”inacceptable” pour succéder à son père, Ali Khamenei tué au début du conflit le 28 février.
Lors d’une interview sur ABC News, il a averti que le nouveau leader “ne durera pas longtemps” sans l’aval de Washington, affirmant qu’il comptait avoir son mot à dire sur l’avenir de la gouvernance en Iran.
Les États-Unis exigent un dirigeant apportant “la paix et l’harmonie”, menaçant de poursuivre les hostilités si le régime maintient ses politiques actuelles.
Quant à la position d’Israël qui a intensifié ses frappes contre les structures de pouvoir iraniennes, il traite désormais le nouveau Guide comme une cible militaire, c’est-à-dire, une cible à éliminer.
Le ministre de la Défense, Israël Katz, a déclaré que tout successeur désigné par le “régime terroriste” pour poursuivre le plan de destruction d’Israël serait une “cible sans équivoque pour une élimination”.
Et, avant même l’officialisation de la nomination, l’armée israélienne a bombardé les bureaux de l’Assemblée des experts à Qom et Téhéran le 3 mars, tentant d’interrompre le processus électif.
Pour les autorités israéliennes, le nom du successeur importe peu ; ils considèrent Mojtaba Khamenei comme le prolongement direct de l’appareil sécuritaire et des Gardiens de la révolution (CGRI).
A noter que les Gardiens de la révolution ont immédiatement prêté allégeance au nouveau Guide Mojtaba Khamenei, y voyant un gage de continuité face à l’offensive américano-israélienne.
Mais, cette transition est perçue par certains observateurs comme un passage à une forme de “monarchie religieuse”, Mojtaba n’ayant jamais occupé de fonction élective ou gouvernementale avant sa nomination.
SN/JMNB/FSS/AGP











Commentaires