LIBREVILLE, 26 août 2026 (AGP) – La ministre de la Santé, Khaité Sall et celui de l’administration du territoire, Djénabou Touré, sont allés mardi soir au chevet des sinistrés qui ont été relogés dans l’école primaire de Dixinn, en proche banlieue de Conakry, selon Radio france internationale.
Alors que le dernier bilan de la catastrophe survenue dans la décharge de Dar es Salaam fait état de 34 morts et de 33 blessés, le gouvernement tente toujours de mettre à l’abri les populations qui vivent aux abords du site. Des centaines d’entre eux qui ont déjà été relogés ont reçu la visite de la ministre de la Santé et de la ministre de l’Administration du territoire.
L’ampleur du drame se précise après l’éboulement de la décharge de Dar es Salam, dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août, à proximité de Conakry : le dernier bilan communiqué par les autorités guinéennes fait état de 34 morts et de 33 blessés, dont six grièvement. Alors que les recherches et l’identification des victimes se poursuivent, le gouvernement prévoit par ailleurs une inhumation collective de toutes les personnes décédées et tente de mettre à l’abri les populations qui vivent aux abords de la décharge.
« De nombreux étrangers figurent parmi les personnes décédées. Nous avons donc contacté le ministère des Affaires étrangères qui s’est aussitôt mobilisé pour impliquer les représentants diplomatiques afin qu’ils puissent identifier leurs compatriotes et récupérer les corps », a d’abord précisé Khaité Sall, soulignant que de nombreuses victimes de la catastrophe sont d’origine sierra-léonaise.
Plus de 1500 familles doivent être relocalisées, a pour sa part expliqué Djénabou Touré selon qui « au moins 500 personnes ont pu être relogées en urgence sur le site de Dixinn. On les a recensés et toutes ont été identifiées », a encore ajouté cette dernière avant de confirmer que la décharge de Dar es Salaam serait détruite.
Reste que malgré ces annonces, la société civile exige, elle, l’ouverture d’une enquête pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise. « Au-delà des compassions, au-delà des mesures destinées à prendre soin de ceux qui sont blessés, l’État doit chercher les causes de l’éboulement de Dar es Salaam. Seule leur mise en évidence permettra d’éviter qu’il ne se reproduise sur d’autres sites », demande ainsi Ange Gabriel Haba, le président du Conseil national des organisations de la société civile (CNOCS).
JMNB/EN/CBM/AGP











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