LIBREVILLE, 14 mars 2026 (AGP) – Des pourparlers auraient été entamés Jeudi entre plusieurs pays européens et Téhéran pour obtenir l’accès des navires au détroit d’Ormuz, rapporte le média français BFM TV.
Selon cette source, la France et l’Italie seraient la locomotive des pays négociateurs. Des informations du Financial Times indiquent que Paris et Rome cherchent un accord spécifique pour permettre le transit de leurs pétroliers et navires de Gaz naturel liquéfié (GNL), alors que le détroit est quasiment paralysé par le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
L’Europe subit de plein fouet une flambée des prix de l’énergie et des engrais. Ces discussions visent à obtenir un “passage sûr” pour les navires européens, à l’image de certaines exceptions déjà accordées par Téhéran à d’autres nations comme la Turquie ou l’Inde.
Ces initiatives ne font pas l’unanimité au sein de l’UE. Si certains pays privilégient la diplomatie pour éviter un choc industriel, d’autres craignent que cela ne fragilise la position occidentale globale face à l’Iran.
Paris aurait entamé des pourparlers avec Téhéran afin de trouver un accord pour rouvrir de manière sûre aux navires ce passage ultra stratégique où transite 20% du pétrole et du GNL mondiaux.
Parallèlement, la France continue de travailler sur un projet de coalition internationale pour sécuriser la zone une fois la situation stabilisée, tout en maintenant ses actifs navals (comme ceux de l’opération Aspides) dans la région.
Le quotidien britannique rapporte toutefois que certains États membres de l’UE ne seraient pas à l’aise à l’idée de discuter avec l’Iran sur ce sujet. « Ces initiatives ne font pas l’unanimité au sein de l’UE. Si certains pays privilégient la diplomatie pour éviter un choc industriel, d’autres craignent que cela ne fragilise la position occidentale globale face à l’Iran », indique la source.
Le détroit reste officiellement fermé par l’Iran aux navires américains, israéliens et de leurs “alliés occidentaux”, bien que des discussions pragmatiques se multiplient pour débloquer les flux vitaux pour l’économie européenne
Mais reste à savoir si l’Iran est prêt à négocier sur ce sujet, ont rapporté deux sources proches du dossier au Financial Times. D’autant plus que le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a appelé jeudi dans une déclaration officielle lue à la télévision nationale iranienne au maintien de la fermeture du détroit d’Ormuz. Une situation qui fait grimper les prix du pétrole et du gaz.
SN/JMNB/WM/EN/AGP









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