LIBREVILLE, 1ᵉʳ juin 2026 (AGP) – Au Ghana, le Parlement a récemment adopté une loi punissant les relations homosexuelles d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison, rapporte TV5 Monde Afrique.
Selon la même source, ce texte avait déjà été adopté à l’unanimité en février 2024, mais l’ancien président Nana Akufo‑Addo, en fonction jusqu’au 7 janvier 2024, n’avait pas signé la loi. Il craignait que cette promulgation prive le pays de près de 3,5 milliards d’euros de financements de la Banque mondiale, qui sanctionne les États adoptant des lois jugées discriminatoires. Une situation comparable à celle de l’Ouganda, où l’homosexualité est passible de la peine de mort depuis 2023.
Le projet de loi ghanéen a conservé ses dispositions principales, mais introduit des dérogations pour certains professionnels. Les avocats pourront représenter des personnes LGBT+ sans encourir de sanctions, les médias seront autorisés à traiter des questions liées à cette communauté, et les professionnels de santé pourront continuer à fournir soins, accompagnement psychologique et interventions médicales.
Au Ghana, pays conservateur et majoritairement chrétien, les relations entre personnes de même sexe sont déjà interdites par une loi datant de l’époque coloniale, même si aucune poursuite n’avait été engagée jusqu’ici pour ce motif. Plusieurs organisations de défense des droits humains et institutions internationales ont condamné ce nouveau texte.
Le député à l’origine du projet, Sam Nartey George, a défendu la loi devant la presse en avançant des arguments largement contestés, affirmant notamment : « Regardez en Afrique, quel pays a le plus haut taux de criminalité ? L’Afrique du Sud. Pourquoi ? Parce qu’ils ont adopté l’homosexualité en pensant que c’était un facteur de croissance », une déclaration reposant sur des informations infondées.
DFM/JMNB/CBM/EN/AGP











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