LIBREVILLE, 2 février 2026 (AGP) – Le Parc national d’Akanda, site Ramsar d’importance internationale, a célébré ce lundi la Journée mondiale des zones humides, en mettant les savoirs traditionnels au cœur de la conservation, a appris l’Agence Gabonaise de Presse de source officielle.
La rencontre organisée a permis aux communautés locales vivant au sein et autour des zones humides du parc d’échanger sur les pratiques ancestrales liées aux mangroves, lagunes et vasières. Gestion traditionnelle des déchets, pêche artisanale, collecte des ressources naturelles, pharmacopée et usages culturels et spirituels ont été mis en avant comme des outils essentiels de conservation durable.
Le Directeur conservateur du Parc national d’Akanda, Jean Nestor Bouengue, a rappelé que « les communautés locales sont des acteurs clés de la préservation des zones humides, et leurs savoirs traditionnels constituent un patrimoine précieux pour renforcer les stratégies de conservation ».
Réservoirs de biodiversité, zones de reproduction pour de nombreuses espèces et barrières naturelles contre l’érosion côtière et les inondations, les zones humides jouent également un rôle majeur dans la lutte contre le changement climatique, en stockant près de 30 % du carbone terrestre à l’échelle mondiale.
Depuis son adhésion à la Convention de Ramsar en 1987, le Gabon s’est engagé à protéger ces écosystèmes essentiels. Le pays compte aujourd’hui neuf sites Ramsar, dont sept gérés par l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), témoignant d’une gouvernance participative fondée sur le dialogue avec les communautés et la valorisation des savoirs locaux.
À Akanda, cette édition 2026 s’inscrit dans une dynamique de reconnaissance du patrimoine culturel vivant, au service de la conservation durable et du bien-être des générations présentes et futures.
CBM/WM/AGP











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