LIBREVILLE, 6 mars 2026 (AGP) – La vente de cocos et de noix de badame, également appelées amandes tropicales, pratiquée par plusieurs commerçants à la plage du lycée Léon Mba à Libreville, constitue aujourd’hui une source de revenus essentielle pour de nombreuses familles, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Chaque jour, des hommes et des femmes se rendent sur cette plage pour s’approvisionner directement auprès de la nature avant de proposer leurs produits aux passants. Les cocos sont vendus à 1 000 FCFA l’unité, tandis que les noix de badame sont cédées à 500 FCFA, des prix qui permettent à plusieurs ménages de subvenir à leurs besoins quotidiens et parfois de financer la scolarité de leurs enfants.
« En cette période de carême, il faut admettre que les temps sont un peu plus difficiles. Mais lorsque l’activité marche bien, je peux gagner jusqu’à 40 000 FCFA par jour. Cet argent me permet de scolariser mes enfants, de les nourrir et de subvenir à leurs besoins quotidiens », a expliqué Mme Koumba, vendeuse de cocos.
De son côté, Antoinette K., vendeuse de noix de badame, reconnaît que ses revenus sont moins élevés, mais suffisants pour prendre soin de sa famille.
«Je suis ici depuis un an. Chaque matin, je viens ramasser les noix de badame, je les casse pour en extraire les amandes que je mets ensuite dans de petites bouteilles en plastique que je vends à 500 FCFA. Je peux ainsi gagner entre 5 000 et 6 000 FCFA par jour, ce qui me permet de nourrir mes enfants », a-t-elle confié.
Pour plusieurs vendeurs rencontrés sur place, cette activité informelle représente aujourd’hui une véritable source de subsistance pour de nombreux Gabonais et pourrait, à terme, servir de base au développement d’une filière économique locale mieux structurée.
DFM/JM/FSS/AGP











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