LIBREVILLE, 6 mars 2026 (AGP) – Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Rokya Ye-Dieng, et l’ambassadeur du Japon au Gabon, Ando Yoshio, ont procédé jeudi à Libreville à la signature du plan de travail et du budget annuel 2026 du projet intitulé «Promotion d’un secteur de la justice responsable, efficace et inclusif au Gabon 2024-2026 », selon un communiqué dudit ministère.
La cérémonie s’est tenue à la Maison verte du PNUD, à l’occasion d’une réunion du comité de pilotage dudit projet, présidée par le ministre de la Justice, par ailleurs président du comité de pilotage.
Lors de cette rencontre, les membres du comité ont assisté à la présentation du bilan des réalisations de l’année 2025 ainsi qu’à celle du plan de travail et du budget annuel 2026, validés par l’ensemble des parties prenantes.
La présentation a été assurée par le Pr Bruno Mve Ebang, conseiller technique principal chargé du projet Justice au PNUD, donnant lieu à des échanges entre les différents partenaires avant la validation et la signature du document de planification pour l’année 2026.
Selon les responsables du projet, cette étape constitue une phase stratégique visant à garantir la continuité des activités prévues dans le cadre de la réforme du secteur de la justice au Gabon.

Le projet vise notamment à améliorer les capacités infrastructurelles du secteur judiciaire, à renforcer la formation continue du personnel et à mettre en place un système de gestion électronique des documents au greffe du tribunal de Libreville.
Il s’articule autour de trois axes principaux, à savoir la construction d’un bâtiment annexe de l’École nationale de la magistrature, l’organisation de formations continues pour le personnel judiciaire et la digitalisation des actes judiciaires à travers un système de gestion électronique des documents.
La question du renforcement de l’accès équitable à la justice pour les personnes en détention provisoire prolongée à Libreville a également été évoquée lors de la réunion.
Dans ce cadre, un budget de 108 000 dollars, financé par le PNUD en tant qu’agence d’exécution, est prévu pour une période de mise en œuvre de six mois. Le ministère de la Justice, à travers la Direction générale des droits de l’Homme, ainsi que le Barreau du Gabon, ont été identifiés comme parties responsables pour l’organisation d’audiences foraines dans les établissements pénitentiaires.
FSS/AGP










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