LIBREVILLE, 13 avril 2026 (AGP)- Présente ce lundi, à la 224e session du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), qui se tient du 8 au 23 avril, la ministre d’État, ministre gabonais de l’Education nationale et de l’instruction civique, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a porté la voix du Gabon, a-t-on appris.
Lors de son allocution, Camélia Ntoutoume Leclercq a insisté sur la nécessité d’une réforme ambitieuse de l’UNESCO à travers l’initiative « UNESCO 80 », tout en mettant en garde contre toute rationalisation qui pénaliserait les pays les plus vulnérables. « Une organisation qui ne se réforme pas est une organisation qui s’affaiblit », a-t-elle déclaré, plaidant pour une universalité fondée sur l’équité et une meilleure représentation géographique du personnel.
Sur le registre national, elle a mis en avant les chantiers structurants, articulés autour du capital humain et de la souveraineté technologique. Entre réformes éducatives, renforcement de la protection sociale et intégration de l’intelligence artificielle dans une approche éthique, le pays affiche ses ambitions. « Nous structurons une stratégie nationale axée sur l’éthique, pour que l’innovation serve le bien commun », a-t-elle indiqué en valorisant les initiatives en faveur de l’inclusion et de l’économie sociale.

Camélia Ntoutoume Leclercq a recentré le débat sur l’impératif d’une culture durable de la paix. Insistant sur le rôle déterminant de l’éducation, «la paix ne se décrète pas, elle s’apprend », appelant à un renforcement des programmes dédiés au sein de l’UNESCO. Une position en cohérence avec les actions déjà engagées au Gabon, où la promotion des valeurs civiques s’inscrit désormais dans une dynamique institutionnalisée. Une manière pour le Gabon de réaffirmer sa ligne, et de faire de l’UNESCO un levier d’équilibre, au service des peuples et des générations futures, “plus juste, plus forte et plus proche des peuples”, a-t-elle conclu.
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