LIBREVILLE, 19 août 2026 (AGP) – Deux gabonais ont été interpellés récemment à Libreville, en possession de quatre pointes d’ivoire et d’une queue d’éléphant, au terme d’une opération conjointe menée par l’administration des Eaux et Forêts et la Police judiciaire (PJ), avec l’appui de l’ONG Conservation Justice (CJ), selon un communiqué de cette organisation.
L’opération, menée dans un quartier de la capitale gabonaise, a permis la saisie de ces trophées d’éléphant alors que les deux individus étaient, selon Conservation Justice, en situation de détention et de tentative de commercialisation illégale d’ivoire.
Espèce intégralement protégée au Gabon, l’éléphant fait l’objet d’une réglementation stricte. La détention, le transport et la commercialisation de ses produits sont constitutifs d’infractions passibles de sanctions pénales.
Placés en garde à vue dans l’attente de leur présentation devant un magistrat, les deux présumés trafiquants encourent jusqu’à dix ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende pouvant atteindre cinq fois la valeur des produits saisis, conformément aux articles 390 et 398 du Code pénal, précise la même source.
Au-delà de cette saisie, l’opération met en lumière la persistance des réseaux de trafic de produits issus de la faune sauvage et les difficultés liées au contrôle de leur circulation à travers le pays.
Selon Conservation Justice, les trophées issus du braconnage peuvent transiter d’une province à une autre avant d’être acheminés vers les circuits de commercialisation.
Le directeur de Conservation Justice, Luc Mathot, estime que cette affaire illustre également le risque de voir la problématique du conflit homme-éléphant servir de couverture à des activités de braconnage et de trafic d’ivoire.
D’après lui, l’un des suspects serait impliqué dans l’abattage d’au moins six éléphants et aurait tenté de tromper les services de l’administration des Eaux et Forêts.
Cette nouvelle interpellation rappelle ainsi l’importance de la lutte contre le braconnage et le trafic des espèces protégées au Gabon, ainsi que la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et de surveillance des circuits de transport et de commercialisation des produits issus de la faune sauvage.
CBO/FE/FSS/AGP











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