MOUILA, 16 octobre 2026 (AGP) – Une conférence de sensibilisation s’est tenue vendredi dans la salle du complexe administratif de Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié (sud du pays), à l’intention des autorités administratives et provinciales, des auxiliaires de commandement et des populations, dans le cadre des activités d’« Octobre Rose », mois dédié à la lutte contre les cancers féminins, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Organisée conjointement par la mairie centrale de Mouila, la Société des brasseries du Gabon (SOBRAGA) et le Centre hospitalier régional de Mouila (CHRM), cette rencontre visait à renforcer les connaissances des communautés sur les cancers féminins, notamment le cancer du sein et celui du col de l’utérus.
Animée par un professionnel de santé, la conférence a mis en exergue l’importance du dépistage précoce. Selon les données présentées par le CHRM, sur la période 2022-2024, près d’une patiente sur deux reçues en consultation présenteraient des lésions ou des facteurs de risque liés aux cancers féminins.
S’agissant du cancer du col de l’utérus, le conférencier a rappelé qu’il est principalement lié à une infection persistante par le papillomavirus humain (HPV), un virus qui se transmet notamment lors des rapports sexuels.
Au cours de son exposé, le gynécologue, Dr Simo Tekem Wicky Noël, est revenu sur les facteurs de risque, notamment la consommation d’alcool et de tabac, ainsi que sur les symptômes et les méthodes d’autopalpation des seins. Il a également souligné que le dépistage précoce est essentiel pour permettre une prise en charge rapide en cas de diagnostic positif.

La population molviloise sensibilisée sur les cancers féminins.
Les échanges avec l’assistance ont permis de déconstruire certaines idées reçues autour de ces maladies, qui endeuillent plusieurs familles en raison notamment du manque d’information. Les questions relatives à la prise en charge médicale et financière des patientes, notamment en cas d’évacuation sanitaire ou de traitement, ainsi qu’à l’absence de certains examens spécialisés dans les structures sanitaires de Mouila, ont également été soulevées.
« Le médicament coûte cher et les parents sont voués à leur sort, au-delà de la bonne volonté du gouvernement de vouloir accompagner ces patients atteints de cancer, mais la réalité sur le terrain est tout autre », a déclaré une participante.
Les participants ont salué cette initiative tout en plaidant pour le renforcement du plateau technique local.
La rencontre s’est achevée sur le slogan repris en chœur par l’assistance : « Ma santé et mon combat ». Les activités se poursuivent ce samedi avec une marche de sensibilisation et une séance de fitness.
LLKK/SMM/FE/FSS/AGP












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