LIBREVILLE, 25 juin 2026 (AGP) – La prévention, le dépistage précoce, le renforcement de la recherche scientifique et la coopération internationale constituent les principaux enjeux du colloque international sur le cancer qui s’est ouvert ce jeudi 25 juin à Libreville, en présence de la Première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, de membres du gouvernement ainsi que de nombreux experts nationaux et étrangers du secteur de la santé, a noté l’Agence Gabonaise de Presse.
Organisée avec l’appui de la Fondation Ma Bannière, de Global Health Catalyst et de plusieurs institutions académiques et médicales partenaires, cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une progression préoccupante des cancers en Afrique et au Gabon. Les participants entendent proposer des solutions adaptées aux défis sanitaires auxquels sont confrontés les pays du continent.
L’amélioration du dépistage précoce figure parmi les priorités. Selon les spécialistes, une grande partie des cancers est encore diagnostiquée à un stade avancé, réduisant les chances de guérison et augmentant les coûts de prise en charge.
« Selon les statistiques qui nous sont fournies, le taux de mortalité lié au cancer est d’environ 69,4 %, ce qui est très élevé. La métastase constitue un véritable problème, car lorsqu’un patient atteint ce stade, cela signifie que le cancer s’est propagé dans l’ensemble de l’organisme. Ces étapes sont d’autant plus importantes que, selon les statistiques disponibles, il devient généralement plus difficile d’assurer une prise en charge efficace », a expliqué le directeur Gabon de Global Health Catalyst, le Pr Fleury Augustin Nsole Biteghe.

La première dame du Gabon engagé dans la lutte contre les cancers au Gabon.
Le colloque vise également à promouvoir « le renforcement de la prévention et de la sensibilisation, le développement du dépistage précoce, l’amélioration de la prise en charge multidisciplinaire ainsi que le soutien à la recherche et à l’innovation biomédicale », a indiqué la ministre de la Santé, le Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épse Bivogou, lors de son allocution d’ouverture. Elle a rappelé que « l’ambition du gouvernement est de bâtir un système de santé plus performant, plus équitable et accessible à tous ».
La recherche scientifique occupe aussi une place centrale dans les échanges. Les experts soulignent la nécessité de mieux comprendre les spécificités des cancers observés en Afrique afin de développer des approches thérapeutiques adaptées. Les discussions portent notamment sur la recherche collaborative, le partage des données scientifiques et le renforcement des capacités des chercheurs africains.
ATM/JM/CBM/RL/AGP











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