TCHIBANGA, 29 mai 2026 (AGP) – La ville de Tchibanga (sud-ouest du Gabon) fait face depuis quelques jours à une série de vols nocturnes des régimes de bananes dans plusieurs jardins domestiques.
Les vols décriés touchent les jardins domestiques où les habitants ont décidé de planter des bananiers, du taro, des tubercules, du piment et d’autres légumes. Cette pratique permet pourtant de réduire les déplacements vers les plantations en forêt, souvent endommagées par les éléphants.
Pour parvenir à leurs fins et commettre leurs forfaits sans éveiller les soupçons, les voleurs nocturnes coupent les régimes en hauteur tout en laissant la plante debout.« Moi, j’ai planté mes bananiers comme vous le voyez, mais je ne consomme presque rien, car les voleurs viennent couper les régimes avant même qu’ils n’arrivent à maturité », a confié Angèle Mouvangui, habitante du quartier Ibanga-Centre.
Parmi les quartiers les plus touchés figurent Minzanzala, Kokondo et Pola, dans le deuxième arrondissement, ainsi que Batsiengui, Moukenga et Ingara, également situés dans le deuxième arrondissement de la commune de Tchibanga.
Une fois leurs butins rassemblés, ces voleurs nocturnes revendent les régimes de bananes aux commerçantes du marché public ainsi qu’à des vendeuses à la sauvette installées aux grands carrefours de la ville.
« Il y a une différence entre la banane plantée en forêt et celle qui pousse derrière ou devant la maison. Cette banane est souvent exposée sur les tables de petits détaillants qui ne possèdent pas de plantations. C’est cette banane volée dans les jardins que les voleurs viennent écouler à bas prix », a témoigné maman Collette Nyangui, résidant au quartier Batsiengui, communément appelé « Mougoutsi ».
Selon d’autres témoignages recueillis au cours de cette investigation, certains voleurs profitent également des jours fériés pour se rendre dans les plantations forestières afin d’y couper des régimes de bananes qu’ils transportent ensuite à moto vers la ville pour les vendre.
« Ils vont dans nos plantations les jours où nous nous reposons, comme les dimanches, pour couper les bananes et venir les vendre ici. Quelque fois, ils attendent même que nous quittions la forêt pour agir », a déclaré Colette Mbadinga, cultivatrice à Kondu, sur les hauteurs de la ville, près du village Baniara.
GRSN/SMM/FE/EN/AGP










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