LIBREVILLE, 17 septembre 2026 (AGP) – Le pasteur Jean Daniel Allogo Essimengane, élu président de l’Église évangélique du Gabon (EEG) lors du dernier synode national, a contesté ce jeudi, dans une déclaration de presse, les mesures de suspension prises par le ministère de l’Intérieur contre le directoire de l’EEG, décrétant la reprise de l’ensemble des activités pastorales dès le 4 octobre, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Le leader religieux a également rejeté la mise en place par les pouvoirs publics d’un « Comité de sages », une administration provisoire de trois mois chargée d’organiser de nouvelles élections, qualifiant cette initiative d’ingérence.
Le ministère de l’Intérieur avait suspendu le directoire de l’EEG à titre conservatoire par la décision n°00134/MISD du 14 août 2026, invoquant des risques de troubles à l’ordre public après une élection contestée par deux candidats malheureux, les révérends Isaïe Zue Moto et Moïse Ovono Menie.

Le révérend pasteur lors de sa déclaration.
Le révérend Allogo Essimengane avance deux arguments pour justifier sa position. D’une part, la Constitution gabonaise, qui consacre selon lui la séparation de l’État et des religions et garantit aux communautés religieuses l’autonomie de gestion de leurs affaires internes. D’autre part, la souveraineté du synode national, seule instance habilitée, en vertu de l’article 45 des statuts de l’EEG, à désigner les dirigeants de l’Église.
Il a enfin invité les pasteurs dissidents à réintégrer les instances régulières « pour préserver la paix » et appelé les fidèles à la sérénité et à la prière.
JDMB/JM/FE/CBM/AGP













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