LIBREVILLE, 10 juillet 2026 (AGP) – Une mission conjointe de protection de l’enfance, réunissant le Parquet de la République chargé des mineurs, le ministère de la Justice, les services de police nationale en charge de la lutte contre les atteintes aux droits humains, et des Affaires, a été déployée jeudi dans le Grand Libreville pour interpeller et de protéger les enfants mineurs victimes d’exploitation commerciale, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse
Déployées dans plusieurs marchés notamment Mont-Bouët et Petit Paris dans le 3ème arrondissement de Libreville, carrefours et autres lieux de forte activité commerciale, les équipes ont procédé à l’interpellation de nombreux enfants exerçant des activités génératrices de revenus dans des conditions susceptibles de compromettre leur sécurité. Ces mineurs, âgés entre 7 ans et 17 ans, ont été appréhendés entrain de vendre des chaussettes, des sacs de marché, des citrons et autres produits divers.
Pour la directrice des Affaires sociales, de la Protection de la jeunesse et de l’Assistance judiciaire au ministère de la Justice, Gladys Victoire Maganga-Amoussou, par ailleurs coordonnatrice de cette opération, « la présence d’enfants aux abords des grandes surfaces, des voies publiques, qui s’adonnent à la vente à la sauvette, le commerce ambulant, semble avoir été normalisée par l’opinion générale, alors que c’est une situation qui ne devrait pas être cautionnée par les adultes que nous sommes ».
Cette opération vise à identifier, selon la Magistrate, les enfants victimes d’exploitation économique, notamment ceux contraints à exercer des activités commerciales dans les marchés, carrefours, gares routières et autres espaces publics, en violation des dispositions du Code de l’enfant notamment l’article 74 et des textes nationaux protégeant les droits des mineurs. « Il s’agit en réalité d’une démarche de prévention, de protection et de répression des atteintes aux droits de l’enfant. Elle vise également à démanteler les réseaux exploitant des mineurs à des fins commerciales, tout en sensibilisant les parents et les tuteurs sur leurs responsabilités légales », a-t-elle précisé.

Conduits dans les locaux de la Brigade des mœurs, ces enfants, pour la plupart, vendent pour « l’argent de l’école ». Un adolescent de 11 ans quant à lui, confie qu’il le fait « pour simplement aider sa maman à payer le loyer et quelques charges de la maison ». Pour cette première étape, près d’une trentaine d’enfants mineurs ont été interpellés et orientés vers les services de protection de l’enfance pour un accompagnement adapté, tandis qu’une sensibilisation sera menée auprès des parents, tuteurs et responsables d’activités commerciales sur les conséquences juridiques de l’exploitation des mineurs.
La Directrice des Affaires sociales a réaffirmé la volonté des pouvoirs publics de poursuivre cette vaste opération sur l’ensemble du Grand Libreville afin de garantir le respect des droits des enfants et de sanctionner les auteurs de ces pratiques contraires à la loi.
FSS/JM/EN/AGP









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