PORT-GENTIL, 10 avril 2026 (AGP) – La prise en charge des enfants autistes dans la province de l’Ogooué-Maritime (ouest du pays) reste confrontée à un déficit de coordination entre les différents acteurs impliqués, notamment les ONG, les associations et les structures médicales, a relevé le Dr Josiane Ngo’o Nze, chef du service pédiatrie au CHR de Ntchengué, mercredi, lors de la célébration en différé de la Journée internationale de sensibilisation à l’autisme.
Malgré la présence de nombreux intervenants œuvrant dans ce domaine, l’absence de collaboration structurée empêche l’établissement de statistiques fiables et limite l’efficacité des actions menées. « Il existe une multitude d’initiatives, mais elles restent isolées. Une mise en commun des efforts est indispensable pour améliorer la prise en charge globale des enfants », a-t-elle déploré.
Le médecin a également souligné des obstacles administratifs, notamment l’absence d’actes de naissance pour certains enfants, rendant difficile leur immatriculation à la CNAMGS et, par conséquent, leur accès aux aides sociales. Pourtant reconnus comme vulnérables, ces enfants peuvent théoriquement bénéficier de la gratuité des soins et d’une prime annuelle de solidarité, à condition d’être enregistrés.
Face à cette situation, le CHR de Ntchengué entend jouer un rôle moteur en initiant une dynamique de concertation entre professionnels de santé et acteurs sociaux.
L’objectif est de bâtir un cadre collaboratif durable, capable d’améliorer le suivi des enfants autistes et d’apporter un soutien plus efficace aux familles, souvent fragilisées sur les plans psychologique et social.
PMA/LKM/FSS/EN/AGP









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