PORT-GENTIL, 21 avril 2026 (AGP) –Un atelier de renforcement des capacités du système provincial de protection de l’enfance s’est ouvert ce mardi à Port-Gentil, dans la province de l’Ogooué-Maritime (Ouest), à l’initiative du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), en appui à l’État gabonais qui permettra trois jours durant aux policiers, magistrats, travailleurs sociaux et éducateurs spécialisés d’harmoniser leurs pratiques conformément aux instruments juridiques en vigueur, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Selon Michel Ikamba, spécialiste en protection de l’enfance à l’Unicef, cette rencontre vise à « regrouper les officiers de police judiciaire, les assistants de police judiciaire, les magistrats en charge des enfants, ainsi que les acteurs sociaux intervenant dans les écoles, les commissariats ou encore le milieu carcéral ». L’ objectif est de permettre à ces professionnels « d’acquérir des outils juridiques et des modules de prise en charge psychosociale, en combinant les pratiques traditionnelles et modernes », en référence à la Convention des Nations unies de 1989 et au Code de l’enfant en République gabonaise.
L’ approche promue se veut holistique, prenant en compte l’enfant à la fois comme auteur, victime ou témoin de violences. « Il ne s’agit plus qu’un seul service prenne en charge un enfant en difficulté sociale, mais de mobiliser l’ensemble des acteurs pour une réponse globale, touchant l’âme, le corps et l’esprit », a expliqué Michel Ikamba. À titre illustratif, il souligne que pour un enfant en conflit avec la loi, une enquête sociale incluant une visite à domicile permet d’identifier les causes profondes de l’acte posé, notamment les conditions de vie familiale.
Enfin, les participants ont été édifiés sur les dispositions du Code de l’enfant, notamment son article 8 qui impose une synergie d’action entre les différents intervenants. « Personne ne peut travailler individuellement pour résoudre le problème d’un enfant », a insisté l’expert, ajoutant que cette collaboration s’étend également à des secteurs tels que l’éducation, la justice ou encore le travail. L’ atelier ambitionne ainsi de renforcer un système coordonné, capable de prévenir les violences et d’assurer une prise en charge adaptée et durable des enfants en situation de vulnérabilité.
Il prendra fin le 23 avril prochain.
PMA/SMM/FE/AGP.










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