LASTOURVILLE, 9 avril 2026 (AGP) – Dans cet entretien accordé à l’Agence gabonaise de presse (AGP), le président du Conseil départemental de Mulundu, dans la province de l’Ogooué-Lolo, Christian Smirh Ndzokou, évoque les problèmes liés au développement du département, ainsi que les ambitions des autorités locales nées de la mise en œuvre à venir, de la décentralisation.
AGP : Six mois votre prise de fonction à la tête de l’un des plus grands départements de la province de l’Ogooué-Lolo, quelle action concrète et visible avez-vous menée à ce jour ?
Christian Smirh Ndzokou : N’ayant pas encore de budget, il me serait prétentieux de dire à ce jour que nous avons mené une action d’envergure en faveur des populations de Mulundu. La première action toutefois que nous avons menée est celle d’avoir accueillis avec une participation massive des populations de Mulundu, le Président de la République lors de son dernier séjour dans la province de L’Ogooué-Lolo et singulièrement à Lastourville. Cette visite du Chef de l’État nous a permis de jeter les bases de l’édification d’un nouveau avenir de Mulundu. Je voudrais d’ailleurs saisir cette occasion pour lui exprimer ma reconnaissance quant au choix porté sur ma modeste personne afin d’assurer cette lourde charge à la tête du Conseil départemental de Mulundu.
Le département de Mulundu regorge des nombreuses potentialités économiques avec l’exploitation de l’or à Ndangui, du bois par des nombreuses sociétés forestières, récemment de la Dolemie par Comilog et du manganèse à Lepaka 1 et 2. Quelles est votre vision en ce qui concerne le développement de Mulundu ?
Notre vision est de faire de Mulundu un exemple de développement intégré de l’intérieur du Gabon. Plusieurs sociétés, surtout forestières, ne versent pas leurs taxes dans les caisses du conseil départemental de Mulundu pour permettre à notre département d’amorcer son développement. Nous allons durant notre mandat corriger cela afin de nous permettre d’avoir des moyens pour bâtir notre département. Il faudrait que les sociétés qui exploitent nos richesses participent au renforcement du bien être des populations à travers la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), et nous y veillerons.
À l’instar de l’ensemble des départements du pays, celui de Mulundu a durant la transition bénéficié des réalisations dans le cadre des 7 milliards FCFA attribués à chaque province. Où en sont les chantiers de Mulundu ?
À ma connaissance plusieurs chantiers son en cours de réalisation, notamment l’adduction d’eau dans certains villages, l’aménagement de certains édifices scolaires, entre autres. D’autres par contre sont restés lettre morte pour faute de financement. Nous comptons sur la détermination du Président de la République de faire aboutir tous les projets initiés durant la transition dans le département.
Où en sont les travaux de construction du CES de Ndangui et ceux de l’agrandissement de celui de Matsatsa ?
La construction du CES de Ndangui est un projet exécuté dans le cadre de la responsabilité sociétale des entreprises. Certaines sociétés ont déjà achevé leurs travaux, d’autres malheureusement traînent les pas. Les travaux du chantier avancent tout de même. Quant à ceux du CES de Matsatsa, rien de perceptible à ce jour.
Le département de Mulundu a été cité parmi ceux qui devront donner le ton de décentralisation à travers le pays. Quelles en sont vos attentes ?
Nous comptons sur la décentralisation pour faire de Mulundu un pôle économique de premier plan. Nous ambitionnons de créer Lastourville 2 pour décongestionner l’actuelle ville qui est construite dans une cuvette. Lastourville 2 sera selon notre entendement, une ville moderne répondant aux normes internationales avec des bâtisses à matériaux durables. Nous envisageons que l’habitant de Mulundu puisse avoir une parcelle avec un titre foncier afin d’éviter le problème de terre ancestrale qui bloque le développement du département.
GC/LKM/WM/EN/AGP












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