LAMBARÉNÉ, 7 juillet 2026 (AGP) – Le directeur général adjoint du Bien-être au ministère des Affaires sociales, chargé de la Protection de l’enfance et de la Femme, Amélie Okomo Edou, accompagnée de quatre membres de son équipe, a animé mardi à Lambaréné, chef-lieu de la province du Moyen-Ogooué, une campagne de sensibilisation sur l’importance de l’acte de naissance dans la vie d’un individu, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Cette rencontre est destinée aux autorités locales ainsi qu’à l’ensemble des acteurs concernés par les questions d’état civil.
La campagne, qui se déroule sur deux jours à la mairie du 2ᵉ arrondissement de la commune de Lambaréné, est menée simultanément dans les provinces de l’Ogooué-Lolo et de la Ngounié, a précisé la directrice générale adjointe du Bien-être.
« Le problème de l’acte de naissance est une préoccupation qui se pose avec acuité depuis plusieurs années. Depuis 2014 jusqu’à ce jour, le ministère des Affaires sociales n’a cessé de sensibiliser et d’interpeller sur cette question », a-t-elle indiqué.
« Cette mission vise à poursuivre la sensibilisation. Je profite de cette occasion pour inviter tous ceux qui ont effectué une demande d’acte de naissance et qui ne l’ont pas encore retiré à bien vouloir le faire », a-t-elle souligné.
« Nous avons de nombreux actes de naissance disponibles dans les mairies, mais qui n’ont toujours pas été retirés. Plus de 32 000 actes de naissance non retirés ont été recensés sur l’ensemble du territoire national. Ils sont entièrement gratuits », a-t-elle ajouté.

Elle a également rappelé que le certificat d’accouchement est délivré gratuitement, précisant qu’aucun établissement de santé n’est autorisé à le retenir au motif qu’une patiente n’aurait pas réglé ses frais d’hospitalisation liés à l’accouchement.
« Ce n’est pas normal qu’au XXIᵉ siècle, des Gabonaises et des Gabonais se retrouvent sans acte de naissance », a-t-elle martelé, rappelant que le Code civil a été modifié en 2021, notamment en son article 169, afin de prolonger les délais de déclaration des naissances, désormais fixés à trois mois, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.
Pour rappel, le ministère des Affaires sociales avait identifié et recensé 14 800 personnes dépourvues d’acte de naissance. Un magistrat a également édifié les participants sur les dispositions légales relatives à l’état civil.
WAN/SMM/FSS/EN/AGP












Commentaires