LIBREVILLE, 15 septembre 2025 (AGP) – Les députés de la Transition ont entamé depuis le 10 septembre au Palais Léon Mba, l’examen des projets de loi de règlement des exercices budgétaires 2023 et 2024, au sein de la Commission des Finances, du Budget, de la Comptabilité publique, des Affaires économiques et de la Production, a appris l’Agence Gabonaise de Presse de source autorisée.
Le ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la vie chère, Henri-Claude Oyima, a été auditionné par les parlementaires. Il a présenté les éléments d’exécution budgétaire et répondu aux préoccupations des élus, conformément au principe de continuité de l’administration.
Selon le membre du gouvernement, l’économie nationale a progressé de 3,4 % en 2024, contre 2,4 % en 2023, malgré un contexte international défavorable marqué par la persistance de la pandémie, la crise immobilière en Chine, le conflit en Ukraine et la baisse des cours du pétrole. Cette croissance est portée par les performances du secteur secondaire (+10,7 %) et du secteur tertiaire (+2,4 %), soutenues par les projets du Plan national de développement de la Transition (PNDT).
Plusieurs députés ont exprimé des réserves sur l’absence d’indicateurs concrets pour les populations. Le président de l’Assemblée nationale de la Transition, Jean-François Ndoungou, a insisté sur la fiabilité des données budgétaires, soulignant leur rôle dans l’évaluation des politiques publiques et la mobilisation des partenaires.
Le ministre Oyima a reconnu que les taux de réalisation restaient en deçà des enveloppes allouées, appelant à renforcer l’efficacité budgétaire. La loi de règlement, adoptée annuellement par le Parlement, permet d’arrêter les comptes de l’État, de constater l’exécution budgétaire et de garantir la transparence dans la gestion des finances publiques.
RNA/CBM/FSS/AGP












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