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Gabon/Loi de règlement 2025 : le ministre Thierry Minko dresse un bilan contrasté face aux députés

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LIBREVILLE, 8 octobre (AGP) – Les députés de la XIVe législature ont entamé, ce jeudi au palais Léon Mba, l’examen du projet de loi de règlement 2025 en auditionnant le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Thierry Minko, accompagné de la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, rapporte un communiqué de l’Assemblée nationale.

Face au représentant du peuple, le membre du Gouvernement est revenu en détail sur la gestion des enveloppes budgétaires au terme de l’exercice 2025, livrant un bilan contrasté selon les secteurs.

S’agissant de la Mission 14 (Gestion des finances publiques), initialement dotée de 77,1 milliards de FCFA, les ordonnancements se sont élevés à 816,5 milliards de FCFA et les règlements à 796,6 milliards de FCFA, dégageant un écart de 719,4 milliards de FCFA en base caisse. Une hausse explicitée par le ministre par l’imputation exceptionnelle, sur cette mission, de la masse salariale de l’ensemble de la fonction publique.

Pour la Mission 35 (« Engagements de l’État »), qui regroupe notamment la dette, le soutien aux prix pétroliers et la lutte contre la vie chère, l’exécutif affiche un taux d’exécution quasi total de 98,2 %, avec 543,3 milliards de FCFA réglés sur une enveloppe initiale de 553,4 milliards de FCFA.

En revanche, la situation s’avère plus mitigée pour la Mission 30 (« Dépenses transversales »). Sur les 225,2 milliards de FCFA votés, seuls 110,9 milliards ont été ordonnancés (49,2 %) et 65,3 milliards effectivement payés, soit un faible taux de règlement de 29 %.

Ces écarts et la faiblesse de certains taux d’exécution ont vivement fait réagir les parlementaires. La 6ème vice-présidente de l’Assemblée nationale, Huguette Tsono, a plaidé pour un renforcement rigoureux de la transparence budgétaire afin de corriger la récurrence des irrégularités constatées d’une année sur l’autre. De son côté, la députée Armelle Yembi Yembi a appelé le Gouvernement à inverser la tendance des sous-exécutions créditeurs, rappelant que « l’urgence des besoins des populations nous oblige ».

Saisissant la portée du débat, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a invité les membres du Gouvernement et les élus à dépasser les postures théoriques au profit du résultat concret. « Ne restons pas dans la rhétorique. Nous devons construire notre pays au regard du pragmatisme du Chef de l’État. Laissons la théorie des universités », a-t-il souligné.

L’examen du projet de loi de règlement se poursuit au sein des commissions spécialisées du Palais Léon Mba.

JDMB/TYM/FE/FSS/AGP

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