LIBREVILLE, 8 avril 2026 (AGP) – L’écrivaine gabonaise Justine Mintsa a lancé, mardi 7 avril, un message aux écrivains africains, à l’occasion du 2ᵉ Salon du livre de jeunesse de Libreville, les invitant à puiser dans les richesses culturelles de l’Afrique pour nourrir leurs créations et initier les jeunes générations à des valeurs essentielles.
«Injectons nos valeurs dans nos thèmes. Magnifions l’Afrique en détectant ses pépites cachées », a exhorté Justine Mintsa, appelant à une réappropriation des contes traditionnels, ces trésors culturels souvent négligés. Elle a insisté sur le rôle primordial de ces récits populaires dans l’éducation des enfants, soulignant qu’ils véhiculent une multiplicité de savoirs, de la langue à la morale, en passant par la zoologie, la psychologie ou le civisme. « Le conte est un outil culturel d’une richesse insoupçonnée », a-t-elle affirmé, citant un ethnologue pour appuyer ses propos.
Pour l’écrivaine, l’art, sous toutes ses formes, est un patrimoine universel qui dépasse les frontières nationales. « La création artistique est un immense patrimoine, nourrissant toutes les cultures, et l’œuvre d’art est le dialogue de l’artiste avec la réalité de son temps », a-t-elle ajouté. Elle a exhorté les auteurs africains à contribuer à l’émergence d’une culture nouvelle, tout en restant ancrés dans leur héritage et en s’inspirant de la richesse du passé pour forger l’avenir.

Justine Mintsa a également souligné que l’impact d’une œuvre sur le public repose sur sa capacité à enrichir et transformer les consciences.
«Le plaisir pris à une œuvre d’art signifie qu’un besoin humain a été satisfait», a-t-elle précisé, appelant les écrivains à offrir aux jeunes lecteurs un moyen d’évasion et d’enrichissement intellectuel. Elle a encouragé les auteurs à l’audace et à l’imaginaire : « Lire le monde de demain, c’est rêver. N’ayons pas peur de rêver, osons rêver ».
JM/FSS/EN/AGP










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