LIBREVILLE, 13 février 2026 (AGP) – L’Association des documentalistes du Gabon (ADG) a organisé, vendredi 13 février au Musée national de Libreville, un café documentaire intitulé «Repenser la gestion des documents », animé par Estelle Obe, épouse Zoghessie, présidente de l’ONG Archiviste Leader, et Jean Claude Mbassi, chef de service des archives à la CEEAC, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Selon les organisateurs, ces échanges sont partis d’un constat autour de la question du numérique : «Tout le monde en parle, mais pas les gestionnaires de l’information ».
La rencontre visait à édifier les professionnels des archives sur la nécessité du digital et de la numérisation des documents, ainsi que sur les avantages de ces outils dans un contexte où le numérique s’impose progressivement dans tous les secteurs.
« Malheureusement, il y a encore des écoles où l’on ne parle même pas de numérique. Nous sommes des acteurs stratégiques du changement. Nous devons changer notre mentalité et comprendre que le monde évolue et que nous devons suivre cette évolution. Au lieu de dire : “Je n’ai pas le logiciel”, essayons de collaborer et d’aller vers ceux qui parviennent à se débrouiller », a indiqué Estelle Obe, épouse Zoghessie.
Pour sa part, Jean Claude Mbassi a souligné que « la digitalisation à l’ère de l’intelligence artificielle constitue une évolution inévitable et stratégique ». Toutefois, a-t-il précisé, elle transforme profondément la gestion de l’information et expose à de nouveaux risques, notamment sécuritaires, juridiques et organisationnels, ainsi qu’à ceux liés à la manipulation algorithmique.
Pour les archivistes, la question ne porte donc plus sur l’opportunité de digitaliser, mais sur les modalités d’une transition sécurisée, éthique et souveraine.
DFM/JM/FSS/AGP











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