LIBREVILLE, 30 janvier 2026 (AGP) – Le spread des obligations souveraines du Gabon s’est resserré de 272 points de base pour s’établir à 790, soit son plus bas niveau depuis treize ans, selon un communiqué du ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère publié ce vendredi et consulté par l’Agence Gabonaise de Presse.
Cette évolution intervient à la suite du sommet extraordinaire des Chefs d’État de la CEMAC, tenu le 22 janvier à Brazzaville, où le gouvernement gabonais a réaffirmé son engagement à conclure un programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Les marchés ont accueilli favorablement cette annonce, traduisant une confiance accrue envers la trajectoire économique du pays.
Dès le 21 janvier, les titres gabonais figuraient parmi les meilleurs placements des marchés émergents. Les Eurobonds 2031 ont progressé pour la quatrième séance consécutive, atteignant 84,04 % de leur valeur nominale, tandis que le rendement exigé par les investisseurs a reculé de 22 points de base pour s’établir à 10,820 %.
Bloomberg rapporte qu’au 26 janvier, les obligations gabonaises ont été les plus performantes des marchés émergents. Plusieurs plateformes spécialisées confirment que le Gabon a quitté le groupe restreint des émetteurs en difficulté, renforçant ainsi sa crédibilité financière.
Le gouvernement précise que cette amélioration vise à réduire le coût de la dette, stabiliser les finances publiques et créer un environnement favorable à l’investissement, à l’emploi et au progrès social. Il souligne que cette performance constitue un instrument pour consolider la souveraineté économique et financer le projet de société du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Pour rappel, le spread obligataire est la différence de rendement entre une obligation jugée risquée (comme celle émise par un État ou une entreprise) et une obligation de référence considérée sans risque, généralement les bons du Trésor américain. Il mesure la prime de risque exigée par les investisseurs : plus le spread est élevé, plus le risque perçu est important ; à l’inverse, un spread qui se réduit traduit une confiance accrue et permet à l’émetteur d’emprunter à moindre coût.
CBM/FSS/AGP











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